Frédéric Dorne s’échappe du jeu de rôle

C’est toujours un dilemme chez nous quand on reçoit des infos sur un sujet que l’on peut catalogue dans le « presque-du-JdR-mais-pas-vraiment-quand-même ». Notre bande passante étant plus que limitée, nous avons pourtant étaient clairs avec nous-mêmes : QUE du JdR francophone sur le Fix.

Mais là. Quand même. Un auteur de JdR. Des rôles. Un MJ. Des scénarios. Mince, quoi.

Bref, on a décidé de vous présenter tout de même cette nouvelle sortie de 404 Éditions signée Frédéric Dorne (Steamshadows, Homeka, Tiny… un peu tout de chez JdR Éditions, en fait ^^). lL s’agit bel et bien d’un de ces fameux escape games à la maison qui fleurissent de partout en ce moment mais, outre l’identité de son auteur, celui-ci présente des spécificités qui démontrant clairement la principale source d’inspiration : le JdR.

Oui, ami lecteur rompu aux escape games : tu as bel et bien repéré le mot « scénarios » sur ce livret. Bon, OK, il s’agit plus de « trois escape games » (avec des niveaux de difficulté facile, moyen et expert) dans une même boîte que de véritables scénarios mais l’idée est là quand même. Contrairement à une boîte de Unlock! les énigmes partagent bel et bien un univers commun.

​À Néopolis, les patients les plus instables ont pris le contrôle de l’hôpital psychiatrique. Enfermés avec les autres médecins, vous allez devoir résoudre des énigmes plus tordues les unes que les autres pour espérer vous échapper avant que Nathanaël, qui semble être à la tête de cette révolution, ne change d’avis et décide de prolonger votre internement…
Vous avez 60 minutes, pas une de plus, si vous voulez sortir d’ici avec toute votre tête !

Au-delà de la déclaration d’intention, l’ambiance est aussi apportée par des dossiers de patients à consulter pour résoudre certaines énigmes ou encore à des tests de Rorschach. Tout cela ne dépareillerait pas autour d’une table de JdR.

Le gameplay est classique : des cartes à combiner pour résoudre les énigmes. Dans les jeux de cette série, il faut cacher les cartes chez soi. Je ne suis pas ultra-fan du procédé (« lâche cette statuette d’Obi-Wan-Kenobi tout de suite !! ») mais s’il faut ça pour jouer avec son beau-frère ou son voisin, OK, cachons et fouillons.

Il y a donc aussi des rôles qui sont matérialisés par des badges en métal. Chacun apporte un petit bonus sous forme d’exception à la règle. Certains sont bien vus (ex : le thérapeute peut enlever une folie qui frappe un autre joueur), d’autres sont tirés par les cheveux.

Comme souvent chez 404, on est surpris par le rapport très avantageux entre prix et abondance de matériel. Les livrets, badges, aides de jeu, la bande son téléchargeable… viennent en plus du cœur du jeu : le paquet de 131 cartes. Le tout pour un peu moins de 15 euros.

Alors, oui, ce n’est sans doute pas aussi inoubliable qu’une belle campagne de Patient 13 menée par un MJ talentueux mais c’est déjà un beau cadeau de Noël à faire à un rôliste sur le retour ou un simple sympathisant à la cause.

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