Halloween approche : Sombre HS4 rode pas loin

Neuf numéros, et maintenant 4 hors séries, c’est le « print count » de ce grand-petit jeu au plaisir ludique mortel. Car oui, Johan Scipion vient de publier le 4ème hors séries pour sombre.
Complément idéal pour sombre N°9, vous trouverez dans ce fascicule de 72 pages :

– The Darkly Dozen : un scéanrio qui met les joueurs dans la peau de chasseurs de monstres. Ambiance Vampires de Carpenter, de l’Aliens de Cameron et des Douze Salopards d’Aldrich à la sauce Sombre. Le scénario est livré avec 13 (comme par hasards….) portraits de personnages prétirés réalisé par Greg Guilhaumond, à qui l’on doit déjà les vision horrifique des couvertures illustrés du jeu. Plein de discutions autour du scénario ici.

– 3X3 : second scénario du Hors série, ce dernier est annoncé pour une durée de 5h ! Il vous propose de jouer une unité d’intervention qui monte à l’assaut d’une secte surnaturelle. Le numéro propose également un compte-rendu de partie basé sur ce scénario.

– 2 nouvelles d’ambiances pour le jeu

– 28 pages d’aides de jeux.

Toutes les infos pour commander ce numéros se trouve sur le site de Terre Étranges.

Nous avons profité de la sortie de ce numéro pour faire le point avec son auteur, Johan Scipion. Et n’oubliez pas, pour un Halloween réussie : pensez à Sombre.

Le Fix : Vu que Sombre HS4 est la suite de Sombre 9, pourquoi avoir fait un hors-série ? Tu as peur de franchir le cap des 10 ?

Johan Scipion : Pas vraiment car je l’ai fait il y a trois numéros déjà. 9 numéros réguliers + 4 numéros hors-séries = 13 numéros. Le compte est bon, et le chiffre horrifique. D’ailleurs, au moment où j’écris ces lignes, nous sommes un vendredi 13. Tout se recoupe !

Plus sérieusement, si je ne fais pas le distinguo entre numéros réguliers et hors-série, c’est parce que vu de ma table et de mon clavier, il n’y en a guère. Quel qu’il soit, un numéro de Sombre me demande autant de travail en playtest, écriture, édition et distribution. Donc pour moi, treize numéros de parus.

Pour tout te dire, ce hors-série m’a demandé beaucoup plus de boulot qu’un numéro régulier standard parce qu’il contient un scénario très spécial. The Darkly Dozen se présente comme une sorte de jeu de cartes (pas) à collectionner, un petit Magic horrifique sauce Scipion. Tu connais la blague rôliste « Surtout pas de roleplay, ça ralentit les combats » ? Je me suis dit que je la prendrais bien au pied de lettre pour essayer de pousser Max jusqu’à sa conclusion logique : un scénario de pure baston horrifique avec cartes et dés.

Pour tenir debout, ce genre d’objet rôliste pas trop bien identifié (un de plus dans la gamme Sombre) exige une extrême rigueur de playtest et d’écriture. Je livre 72 cartes au wording hyper précis, des mini textes dans lesquels chaque virgule compte. Même chose pour le scénario lui-même. Toutes ses procédures doivent être au cordeau, et sa FAQ idem. C’est d’une telle exigence que je sue sang et eau sur ce scénario depuis début 2013. Ouais, près de sept ans. Ce fut un boulot colossal, mais absolument passionnant et tellement fun. J’espère que des gens accrocheront. Moi en tout cas, j’ai kiffé.

Le Fix : Quelle est la différence entre Sombre classic, Sombre zéro et Sombre max ? J’ai l’impression que chaque déclinaison a son suivi.

Johan Scipion : En fond, il n’y en a pas. Classic, Zéro ou Max, Sombre reste Sombre, un jeu de rôle pour se faire peur comme au cinéma. Les fondamentaux conceptuels et techniques ne changent pas : on joue toujours une victime dans un film d’horreur imaginaire. Ce qu’apportent les différents systèmes, ce sont des variations pour mieux répondre à des besoins ludiques particuliers et/ou mieux émuler les codes de tel ou tel sous-genre du cinéma d’horreur :

+ Sombre classic (livre de base Sombre 1) est générique horrifique tendance psychologique. Son deck de 72 cartes de Personnalité encourage le roleplay théâtral en fournissant des guides simples, pratiques et efficaces aux joueurs. Des didascalies, en fait.

+ Sombre zéro (livre de base Sombre 6) est une version simplifiée de Classic. De l’horreur générique, mais plus facile d’accès. Pas de deck, pas de feuilles de personnage, pas de dés bizarres, juste des petites tuiles et des d6 pour jouer des parties très courtes de 7 à 77 ans. Je ne plaisante pas, j’ai publié un scénario pour les enfants, dans lequel ils jouent les chevaliers de la Table ronde. Zéro est également très indiqué pour les sous-genres particulièrement létaux, le slasher notamment (auquel j’ai consacré Sombre 8).

+ Sombre max (livre de base Sombre 9) est dédié aux actioners horrifiques eighties. Des films comme Predator ou Aliens (le 2, celui de Cameron). On y joue toujours des victimes, mais badass, c’est-à-dire qu’avant de se faire démonter la tronche par les antagonistes de service, elles font du gros dégât. C’est exactement ce qu’il se passe dans 3X3, le second scénario de Sombre HS4, dans lequel une unité d’intervention monte à l’assaut d’une secte surnaturelle. Le FBI contre les Davidians de Waco, si Koresh avait été possédé par le démon de L’Exorciste. Chaud patate.

Le Fix : Que peux-tu déjà dire sur Sombre 10 ?

Johan Scipion : Pas grand-chose à l’heure actuelle, j’en ai bien peur, si ce n’est que je bosse dessus depuis plusieurs mois déjà, que les playtests se sont achevés cet été, qu’on a eu du fun dans ma cuisine, que la rédaction des textes est d’ores et déjà bien avancée, et que j’overkiffe le sommaire. Allez, un petit scoop quand même : il se pourrait bien qu’il ne soit pas le prochain numéro de Sombre à paraître. Parce que vois-tu, j’ai des plans éditoriaux machiâââvéliques pour conquérir le vaste monde rôliste. On en reparle tout bientôt.

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