Imperator ou à raison ?

Ici, on aime bien les jeux antiquisants comme Kémi ou Etherne, par exemple. En plus, depuis peu, ils nous font souvent notre lundi et vous ne devriez donc pas avoir de mal à vous faire votre idée en allant voir par là ou par ici.

Mais, on ne va pas se mentir, si ces chouettes jeux se retrouvent en gratuit, c’est qu’ils ont marché moyen-moyen d’un point de vue commercial, hein. Du coup, c’est toujours intrigant de voir de nouveaux concurrents se presser sur cette niche des plus étroites.

Cette fois-ci, c’est JDR Editions (des experts de la niche : zombies, steampunk, méchas, enfants… c’est même une collection de niches !) qui s’y colle avec un foulancement en cours pour le jeu Imperator. Celui-ci est l’œuvre d’un dangereux récidiviste puisque son auteur, Bruno Guérin, est déjà l’auteur d’un intéressant Antika, hélas pour lui paru chez les Ludopathes et qui donc, bah, n’a pas été entouré d’une aura éditoriale lui permettant d’être reçu avec bienveillance par les joueurs. On va dire ça comme ça.

Comme le nom l’indique, grâce à Imperator, on va plutôt se faire voir chez les Romains que chez les Grecs (inspiration majeure de Antika). Le jeu se déroule en effet durant la longue période que représente la fin de la République et le début de l’Empire romain. Si le jeu n’est donc pas une uchronie, il n’en est néanmoins pas dépourvu d’éléments fantastiques liés aux croyances et mythes de l’époque. De plus, on peut ajouter que les PJ ne sont pas des gens lambda mais des héros promis à un grand destin.

Le profil de ces jeunes héros reste cependant très large. On est dans une proposition du type « jouez ce que vous voulez tant que c’est d’époque ». De même, ils peuvent être originaires de toutes les contrées de l’Empire. Tous ces personnages partagent toutefois un point commun : ils servent l’Empire. De gré ou de force. Ces choix multiples sont apparemment soutenus par un système de carrières assez rigides, bien dans l’esprit militariste de ces fous de Romains et qui rappellera des souvenirs aux adeptes de Warhammer 1, voire de Traveller si vous êtes vraiment très vieux.

Le système de jeu fonctionne avec des D10 utilisés de façon très classique. Pour une action donnée, le joueur lance autant de D10 que le niveau de sa compétence plus la caractéristique dont elle dépend. Il faut qu’un dé ou, mieux, plusieurs dés atteignent cette difficulté.

La procédure s’accompagne d’un décompte de points de Gloire (personnels ou de groupe) qui apportent des dés supplémentaires lors d’un test, abaissent une difficulté ou permettent même d’éviter une mort certaine. Oui, des points d’héroïsme, en fait.

Le foulancement est bien parti puisqu’on en est déjà à bientôt 300 % de l’objectif initial et qu’il reste encore quelques jours pour plier l’affaire. Par conséquent, le livre de base (au format A4, d’environ 200 pages couleurs) sous couverture rigide et avec un scénario supplémentaire est déjà garanti. Si vous y tenez, un collector est aussi disponible (c’est quoi cette mode du tout noir pour les collectors ??). L’écran du MJ (souple pour le moment) et les inévitables livrets de PJ accompagnent ce début de gamme.

Ce serait toutefois dommage d’en rester là. Une des grandes qualités de Bruno Guérin est de n’avoir jamais été avare en suivi. Les fans de Antika peuvent en témoigner : une tonne de scénarios gratuits existe pour le jeu. Bruno semble avoir également de grosses réserves pour Imperator et on espère donc que cela pourra voir le jour dans le cadre de ce foulancement ou du suivant.

La livraison est espérée au printemps 2020 et JDR Editions n’est pas réputé pour être en retard : vous pouvez y aller en confiance sur ce point.

https://fr.ulule.com/imperator-jdr/

2 pensées sur “Imperator ou à raison ?

  • 3 décembre 2019 à 17:14
    Permalink

    J’imagine que le commentaire sur le « jamais en retard » de JDR Éditions est du sarcasme.

    On attend encore la publication de la campagne (Interception Sub-C) vendue dans le cadre du pledge de Homeka qui date pourtant du 31/07/2014 (avec livraison en 11/2014).
    Enfin, on attends, on se comprend. On espère plus vraiment en vrai, mais on va fêter les 5 ans de retard quoi…

    Répondre
  • 3 décembre 2019 à 19:07
    Permalink

    Ah non, pas du tout du sarcasme : juste de l’ignorance. Nous n’avons pas suivi de très prêt ce foulancement là. D’où l’importance des commentaires des lecteurs : merci à toi !

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *