BBE revient à L’Essentiel
Oui, Chroniques Oubliées Fantasy : L’Essentiel, cela aurait pu être le petit nom de code de cette étonnante boîte de jeu que Black Book Editions a placé tout récemment au stade de la précommande sur son site ici : https://shop.black-book-editions.fr/produit/504241PHY/0/chroniques-oubliees-fantasy-2e-edition/chroniques-oubliees-aventures-pointe-noire
De fait, comme la fameuse boîte L’Essentiel sortie précédemment pour D&D 5E et dont nous avions rendu compte en cas pages (ici : https://lefix.di6dent.fr/archives/17162 ), il y a bien la recherche d’un défi incroyable à relever par l’éditeur : rendre le JdR accessible pour une somme quasi-symbolique, en l’occurrence (un tout petit peu) moins de 20 balles.

En vrai, cette future boîte de découverte pour grands débutants s’appellent Pointe Noire et se connecte donc à la nouvelle gamme Chroniques Oubliées Fantasy 2 dont elle reprend les codes, la charte graphique et, un tout petit peu , les règles.
Un tout petit peu car des règles dans cette boîte de découverte, il n’y en a pas beaucoup. La version proposée ici tient en… 4 pages. Très, très loin des 64 pages écrites très serrées de L’Essentiel de D&D, donc. Ici, il s’agit plutôt de viser l’auto-initiation au JdR et non l’aperçu de la gamme complète visiblement. On retrouvera donc le principe des prétirés mais aussi un livret de 4 pages expliquant ce qu’est ce drôle de jeu.
Si le tour de force éditorial reste impressionnant compte tenu de l’inflation récente, la boîte Pointe Noire reste quand même moins « coffre au trésor » que son prédécesseur chez Hasbro : pas d’écran du MJ ou de cartes à jouer à ce prix là évidemment. Cela dit, le format boîte se justifie tout de même par un contenu riche et varié, à savoir pas moins de quatre livrets de scénario (certes de 4 pages chacun), des feuilles volantes (pour les prétirés, les PNJ…), un plan recto/verso et même les dés nécessaires au jeu (D20 et D6).
En son temps, L’Essentiel a été un coup isolé. Peut-être même un coup d’épée dans l’eau. La boîte à prix cassée pour D&D était sortie un peu en catimini, à une date où le jeu était déjà connu et diffusé. Surtout, elle a été sans lendemain. Il existe bien désormais une boîte d’initiation à 20 balles chez D&D mais elle est beaucoup moins riche et ambitieuse que ne l’était L’Essentiel.
Non, en vrai, l’intérêt de la tentative de BBE est d’inscrire la boîte de découverte dans tout un écosystème pour permettre de faire du JdR pour vraiment pas cher. Bien sûr, on peut s’attendre à ce que certains rôlistes débutants, enthousiasmés par Pointe Noire, se jettent sur les livres onéreux de la gamme complète COF2. Oui. Mais ce n’est pas obligé.
Black Book Editions a en effet annoncé dans le même temps qu’il allait lancé une gamme de petits modules vendus à prix dérisoire (5 euros) pour prolonger l’expérience de Pointe Noire. Ce seront pour le coup de « vrais » scénarios de 16 pages (pour niveau de 1 à 4) et non plus des petites péripéties pour l’initiation. Quatre sont d’ores et déjà annoncés dès ce mois de mai 2025. Trois d’entre eux pourront être reliés en campagne.

Pour les jouer, il ne sera pas nécessaire d’acquérir autre cbose puisque BBE maintient son offre de télécharger le livre de base de COF2 gratuitement en PDF ici : https://shop.black-book-editions.fr/produit/67901PDF/0/chroniques-oubliees-fantasy-2e-edition/livre-de-base-couverture-rigide-chroniques-oubliees-2eme-edition
De plus, l’éditeur travaille sur la publication d’un site web regroupant l’ensemble des règles de son jeu-phare qui resteront, ainsi, accessibles en permanence, gratuitement. Pas de date précise,e n revanche, sur la mise à disposition de cet outil.

Si on calcule bien, vous pourrez ainsi vous assurer de pouvoir joueur au moins 8 scénarios de COF2 pour une mise de base de 40 balles, égale voire inférieure au prix de la plupart des livres de base du marché. Un bel effort pur rendre le JdR toujours plus accessible.


Je reste admiratif sur comment BBE porte et renouvelle cette référence, qui est construite sur une base ludique (D&D 3.5) qui commence à sacrément accuser son âge.
Une bien belle aventure éditoriale.