Le Scénarurgien est câblé
Grâce à leur communauté (essentiellement via Youtube), certains acteurs du JdR arrivent à faire leur petite affaire un peu en vase clos, sans forcément beaucoup de com’ (en tout cas, dans les canaux que nous fréquentons, nous), sans éditeur, rien de tout ça. Et, après tout, ils n’ont pas l’air de plus mal s’en porter.
C’est tout particulièrement le cas du Scénarurgien, Youtubeur spécialisé dans les conseils autour du JdR sur table (j’aurais pourtant dit « une niche dans la niche » mais ça fait longtemps que j’ai arrêté de croire dans mon expertise ès vidéo…), qui s’est lancé dans la publication d’outils d’aide à la maîtrise et/ou à la conception de ses propres scénarios. Ils prennent la forme de decks de cartes permettant, notamment, d’ajouter de l’inattendu et de la variété dans des moments décevants (typiquement, les combats) ou en guise de support à la créativité.
A chaque fois, ce sont de gros succès de foulancement mais, ensuite, on ne voit plus la couleur de ces fameux paquets de cartes, même pas dans les boutiques en ligne les mieux achalandées. A priori, les decks ne sont disponibles que dans la boutique en ligne du Monsieur. Ce qui ne facilite pas la découverte inattendue, on en conviendra.

Cette fois-ci, le Scénarurgien va bien te feinter en proposant non pas un mais deux (ah, ah, tu ne l’avais spas vu venir, hein ?) decks autour de la thématique de la SF et du cyber. Mais en fait surtout du cyber. Le foulancement est là et se porte plutôt bien, en fait : https://www.gameontabletop.com/cf5821/rpg-storymaker-sci-fi-cyberpunk.html
Le premier deck concerné est de la série des RPG StoryMaker. Il s’utilise donc plutôt avant la séance que pendant et sert essentiellement à remplacer les bonnes vielles tables aléatoires de génération d’intrigue. En associant des cartes tirées par catégories, vous voyez naître devant vos yeux ébahis une intrigue en béton. Ou pas.

Ce deck proposé comporte 78 cartes réparties en 6 catégories : accroche, sujet, action, alliés, menaces et… euh… le reste, quoi (souvent des cartes qui modifient les autres cartes déjà tirées). On notera que (gnéééé, calcul de tête intense) cela fait 12 occurrences dans chaque catégorie. C’est pas mal mais rapporté à certaines tables géantes que l’on connaît dans toutes sortes de jeux ou de suppléments, on se rend compte que 6 tables de 12, ce n’est pas énorme non plus comme champ des possibles.

Le second deck est très différent puisque lui intervient pendant le jeu et se donne pour but d’animer les passages de hacking, souvent décriés dans les jeux cyberpunk et assimilés, comme étant particulièrement laborieux, entre règles lourdes, concepts fumeux et PJ inactifs.
Là, ce deck de 50 cartes fait la promesse de simplifier tout ça en un seul jet de votre système de jeu préféré. Une fois obtenue la qualité du résultat (réussite critique, échec, etc.), vous tirez une carte dans la bonne catégorie et vous appliquez l’effet. Bon, en vrai, il ne vaut mieux pas jouer à Shadowrun ou être trop féru de vertiges technologiques pour trouver une utilité à cet ersatz. A priori, cela ne conviendra que si vous utilisez un système très générique (Basic ?) et que vous voulez l’agrémenter d’un sous-système très simple pour ces occasions.

A noter que d’après le Scénarurgien, ce deck ouvre une nouvelle série intitulée RPG RollMaker qui devrait ensuite se poursuivre à l’occasion de prochains foulancements avec des decks consacrés à d’autres situations types de nos aventures pour de faux comme la discrétion, la négociation, les épreuves de survie, etc. A suivre, donc.
Enfin, la vague SF et Cyber se complète d’un livret de 30 scénario en une page age qui présente donc plein de mise en pratique des tirages des cartes ci-dessus sous la forme de scénarios clé en main, chacun tenant sur une page et, paraît-il, facilement adaptable à n’importe quel univers de science-fiction.
La livraison est prévue en juin 2026.

