Role over the World : Esclavage à l’irlandaise

Rôle over the World, c’est parfois une entreprise complexe. Trouver chaque semaine des nouvelles chaudes liées au jeu de rôle, bah c’est compliqué, Surtout si on ne veut pas transformer cette rubrique en un bashing hebdomadaire de D&D et ses propriétaires Hasbro.

Cela étant dit, continuons notre bashing hebdomadaire de Hasbro.

Hasbro aurait profité du travail forcé des « Magdalene Laundries »

Aujourd’hui le Fix s’engage pour dire que l’esclavage, c’est mal. Les rebelles parmi vous qui partagent cette opinion ont peut-être entendu parler des « Magdalene Laundries », ces centres de travail forcé où les femmes irlandaises jugées immodeste ou immorales (généralement pour avoir enfanté hors mariage ou avoir cherché un moyen d’avorter) étaient envoyées, emprisonnées, et mises au travail pour trois fois rien afin de laver leurs péchés par l’effort. C’est bien glauque et ça a perduré jusque dans la seconde moitié du XXème siècle.

Comme le nom l’indique, la plupart de ces prisons religieuses étaient des laveries mais pas que, comme l’explique cet article de chez  Rascal News affirmant, témoignages à l’appui, que certaines usines servaient à la manufacture et l’empaquetage de jeux de société Hasbro dont Mousetrap, KerPlunk ! et Buckaroo. Évidemment, le futur proprio de D&D était loin d’être le seul à exploiter la bigoterie et la misère humaine pour agrandir sa marge, mais c’est clairement pas le genre de nouvelles qui arrangent leur image de marque là tout de suite.

Le Kickstarter du prochain JdR Alien annoncé

Rien de mieux pour se laver des monstres qui existent que de jouer avec ceux qui n’existent pas (du moins pas avant qu’Amazon se renomme Weyland-Yutani). C’est donc le 25 mars que Free League prévoit de faire financer la nouvelle édition de son très populaire jeu Alien, dont la nouvelle édition est sobrement nommée Evolved.

On a pour l’instant peu d’informations sur le contenu concret du livre mis à part les habituelles « règles mises à jours » et autres « nouvelles illustrations », mais si vous avez aimé la première mouture, il y aura sûrement de quoi remettre en marche votre équivalent du Nostromo.

Evil Genius Games apprend ce qu’est l’effet Streisand

Evil Genius Games est un éditeur de JdR américain surtout connu pour son jeu Everyday Heroes, une variante du D20 system permettant de jouer dans un environnement contemporain, un peu à la mode d’un film d’action. En 2023 leur réputation était au top, leurs coffres étaient régulièrement remplis par des investisseurs issus du monde de la tech, et ils étaient en train d’adapter la licence de films Rebel Moon en jeu. Vous imaginez ! Rebel Moon ! Et c’était avant que tout le monde le voie donc ça pétait la classe !

En 2024 par contre, les choses se dégradent très vite. Le petit million d’investissements s’évapore en à peine trois mois au point de laisser employés et freelancers sans ressources, Rebel Moon est sorti et les gens l’ont vu, du coup tous les produits dérivés sont annulés, et enfin le manque de salaire ajouté à une volonté maniaque du PDG d’embrigader tout le monde dans les recoins les moins sûrs de la crypto provoquent une vague de démissions faisant passer le staff de trente employés à six. Tout ce que je dis là n’est pas le fruit de mes terreurs nocturnes, mais le résultat des efforts de Egg Embry, journaliste et éditorialiste chez ENworld qui peut s’enorgueillir d’un travail d’investigation exemplaire sur l’entreprise, résumé dans un article que je recommande à tous.

Mais du coup pourquoi vous parler de ça maintenant ? Eh bien parce que le 14 janvier de cette année Dave Scott, PDG de Evil Genius Games a personnellement contacté un obscur utilisateur Reddit qui avait reposté l’article fin 2024, précisant à l’illustre et innocent inconnu que sa publication « détruisait sont entreprise ». Et tout à coup, cette histoire jusqu’ici cantonnée à la niche du JdR américain est reprise, plusieurs mois après les faits par des médias bien plus imposants. J’adore l’effet Streisand.

Les Giths enfin là où ils le méritent

Si vous avez joué à Baldur’s Gate 3, ou adorez le deep lore de D&D, je n’ai pas besoin de vous rappeler qui sont les Giths. Mais pour les chanceux qui n’ont pas siphonné leur énergie vitale dans le jeu de Larian, les Giths sont une race d’humanoïdes au design hideux qu’on retrouve souvent dans les recoins cosmiques du jeu de WotC.

Oh pardon j’ai dit humanoïde ? Plus maintenant. Alors que la sortie du nouveau bestiaire approche, Jeremy Crawford et F. Wesley Schneider ont confirmé que ces abjectes créatures sont désormais reléguées dans la catégorie bien plus adaptée des aberrations. L’explication officielle tiendrait au fait que leur physiologie a été trop profondément modifié par les limbes et le plan astral, mais ceux qui n’ont pas cherché à draguer Lae’zel seront d’accord pour dire que c’est à cause de leur sale tronche.

Bien fait pour toi!

Une pensée sur “Role over the World : Esclavage à l’irlandaise”

  • 31 janvier 2025 à 22:05
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    Encore et toujours des tonnes de fautes. Sérieux, vous êtes moins relus qu’un jdr BBE, c’est triste.
    Le passé lointain d’Hasbro, pré-acquisition de D&D avec une équipe qui n’était probablement pas l’actuelle à sa tête… C’est utile ? Pas pour les défendre, hein, mais essayons de rester un minimum à propos, ça sent un peu le fond de tiroir qu’on ressort pour basher sans trop se soucier des réalités actuelles.
    Quant à l’opinion sur les giths, pas sûr qu’elle soit partagée par la majorité des joueurs de BG3…

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