Et le Cezar du meilleur JdR solo est attribué à…

Pfff, non, alors là, je sèche. Vous savez, moi, le jeu solo…

Il y a pourtant un indice : c’est un jeu actuellement en cours de foulancement par les bons soins de La Loutre rôliste. Or, le petit éditeur velu a signé il y a quelques temps un partenariat avec le game designer brésilien Cezar Capacle. Ce partenariat a déjà donné de beaux fruits avec les VF de, notamment, Insurgé.e ou Contre le vent. 

Il était désormais temps pour la Loutre de se tourner vers un nouveau titre de Cezar et c’est bien de ce Pas un démon dont il s’agit, jeu qui, en VO, a remporté le titre Meilleur JdR Solo de l’année 2023 par les CRIT Awards. S’ils le disent.

Le jeu est actuellement en foulancement depuis quelques jours à peine et, signe que, à la fois, le JdR solo se popularise et que la Loutre rôliste gagne en crédibilité (les retards endémiques semblent désormais de l’histoire ancienne), le jeu est d’ores et déjà financé. A lui les paliers ! Si vous voulez vous y joindre, c’est là : https://fr.ulule.com/pas-un-demon-jdr-solo/

Dans une ambiance asiatique, vous incarnez une créature monstrueuse mais qui, zen fait, est un esprit bienveillant venu aider les humains. Hélas, quiproquo, ceux-ci sont surtout effrayés par votre apparence et votre identité surnaturelle. Il va falloir surmonter cette petite contrariété afin de réussir votre mission. Ce n’est pas du journaling. On joue plutôt contre le jeu en remplissant segment par segment des cadrans opposés : il faut y arriver avant que les cadrans défavorables soient fatalement remplis.

A noter que le eu peut aussi se jouer à plusieurs. Cela devient alors un jeu sans MJ et sans préparation non plus. Le jeu prévoit en effet six Esprits Gardiens prétirés, soit à choisir, soit à incarner à plusieurs. Le « monde » est décrit sous la forme d’une carte avec 8 cités, comprenant chacune une description, six PNJ majeurs,  6 problèmes potentiels (à combiner avec les PNJ) et un assortiment de tables aléatoires pour plus de rejouabilité.

Le jeu prend la forme d’un livre de 88 pages en couleur et couverture souple. En cas de gros succès, il pourrait être complété par la carte de l’île sous forme de poster : ce serait un vrai plus pour le confort de jeu.

Visiblement, le petit animal à fourrure n’est pas du genre à hiberner puisque les annonces sortent en rang serré de sa tanière depuis le début de la nouvelle année. Ainsi, dès le premier trimestre 2026, la loutre creusera encore un peu plus le sillon du JdR solo avec le futur foulancement de la VF de L’odyssée d’un géant qui reprend, en gros, le mythe du cimetière des éléphants. Mais pour les géants. Bref, ça parle du tout tout dernier voyage qu’effectuera le géant vers son destin. Il a besoin d’un guide pour le mener d’hexagone en hexagone jusqu’à sa dernière demeure et c’est donc vous qui vous y collez. C’est un jeu court (56 pages en VO) et richement illustré.

Un peu plus tard, la Loutre revient au JdR (un peu) plus classique avec la future VF de Rosewood Abbay qui peut prétendre à la place officieuse de Cadfael RPG. Bref, les PJ sont des moines (ou des nonnes) et il s’en passe de belles dans le monastère ou ses environs : à eux de découvrir le mystère. Ou plus exactement à eux de le concevoir puisqu’il s’agit d’un jeu d’enquête émergente directement dérivé du fameux Brindlewood Bay. Mais en robe de bure.

La Loutre le proposera sous le titre de L’abbaye de Rosebois… et non L’abbaye du Palissandre. Traduttore, traditore comme aurait dit Umberto Eco, autre source d’inspiration évidente de ce jeu avec Le nom de la rose. 

Si on y ajoute les autres projets déjà annoncés (comme Princesses Gardiennes), cela commence à faire un bien beau catalogue pour la Loutre. A suivre en 2026, donc.