Fabula Ultima VII Rebirth
Don’t Panic Games capitalise sur l’immense succès de Fabula Ultima, le jeu de rôle italien inspiré des RPG japonais JRPG), alors que le financement de son nouveau supplément fleurant bon la SF entame sa dernière semaine.
Fantaisie pas si finale
Fabula Ultima est sans aucun doute le jeu de rôle star de l’éditeur Don’t Panic. C’est évidemment dû au jeu lui-même dont la mécanique profonde mais accessible a l’excellente idée de piquer dans les concepts des JRPG japonais comme Final Fantasy, mais aussi au travail exemplaire d’adaptation de l’éditeur qui se paie luxe de nous offrir le meilleur travail à ce jour de l’omniprésent traducteur Sandy Julien, et ce de très loin.
En ne proposant pas d’univers défini, Fabula Ultima encourage les joueurs à mélanger les genres à la manière de leurs modèles nippons, et centrent justement leurs suppléments sur ce concept. Donc après un Atlas de High Fantasy proposant des lieux et classes qui n’auraient dénotés pas dans un Dragon Quest ou un Secret of Mana, Les gens qui ne paniquent pas reviennent avec l’Atlas Techno Fantasy, parce que tout ça manquait franchement de pistolets laser.

Faucon Millenial
Pour ce nouvel Atlas, on s’éloigne donc de la verdure et des donjons millénaires pour plonger dans des ambiances où l’acier et la tyrannie sont rois. Si vous avez aimé Final Fantasy 7 ou la saga des Xenoblade Chronicle, bienvenue chez vous.
Le menu de ce supplément suit le programme du précédent avec des lieux techno fantastiques allant de la planète hostile à la prison ultra sophistiquée, des règles additionnelles pour les combats en véhicules (ou en robots géants) ainsi que pour la cybernétique et le voyage interstellaire. Contrairement au précédent opus qui limitait ses additions aux personnages joueurs, on s’attend à une grosse mise à jour du système de jeu, ce qui peut exciter le game designer en herbe ou faire peur aux obsédés de l’équilibrage.
Pour les options de personnage, on attend avec impatience de savoir ce que sont les intrigantes « Technosphères » qui promettent de grandement approfondir l’aspect tactique du jeu au prix d’une certaine complexité. Mais surtout, on salive à la description des nouveaux jobs proposés : l’Esper dont les pouvoirs psychiques rappellent la célèbre comédie familiale Akira, la Mutante qui me permettra d’oublier que plus personne ne s’intéresse à la licence Bloody Roar, et la Pilote dont la modularité permet d’incarner un motard ou un adolescent dépressif forcé de monter dans une machine géante.
Enfin, comme pour l’Atlas High Fantasy, le tome devrait se conclure sur de nouveaux boss clés en main avec non seulement leurs statistiques et celles de leurs sous-fifres, mais aussi leur histoire et leurs motivations, le tout accompagné d’illustrations franchement géniale.
La thèse d’un ange cruel
Alors oui, si vous aimez l’ambiance japanisante de Fabula Ultima, vous entendez déjà le générique d’Evangelion en lisant ce court résumé, et pour tout vous dire moi aussi. En bon amateur, l’idée de nouvelles options pour les joueurs et de nouvelles mécaniques pour le jeu me tente beaucoup, mais elle est ici équilibrée par la peur que ce jeu dont la simplicité est fondamentale à son succès se boursoufle au fil des suppléments à commencer par celui-ci. A voir, mais on reste optimiste.

LIENS
- La page de la souscription (jusqu’au mardi 24 Juin)
- Notre chronique du livre de base
- Notre chronique du premier Atlas High Fantasy

