Conan, il est trop balèze

La preuve, à peine a-t-il lancé son foulancement pour la nouvelle adaptation en JdR signée Monolith que, hop, c’est financé.

Où ça une crise des foulancements, hein ?

Bon, après, c’est vrai, Conan is bilingual et donc ça aide : c’est pour cela que le CF se déroule sur Kickstarter et qu’il propose en même temps les versions VA et VF. Vous pouvez même prendre les deux si, vraiment, vous êtes inquiets pour la bonne santé économique du secteur du JdR ;-).

Comme on le sait, Monolith a fait ses armes dans le jeu de ‘gurines même s’il semble se prendre d’affection pour le bon vieux JdR depuis quelques temps (et depuis le dernier Batman en particulier). Alors, ce n’est pas vraiment le genre de foulancement sobre avec des petits livrets noir et blanc et tout. Non, là, on en prend plein les yeux.

Bon, au début, ce n’est rien de bien impressionnant avec un livre de base pas si gros que ça et au format très classique (comme le système de jeu utilisé d’ailleurs : dédié mais classique). On y trouve les règles, le nécessaire pour créer des PJ qui ne ressemblent pas tous à Conan et, surtout, une description de l’univers (atlas et chronologie) rédigée visiblement par un spécialiste du sujet. Enfin, deux scénarios complètent l’ouvrage prévu pour peser environ 200 pages (tout couleurs, couverture rigide, etc. : vous vous croyez où exactement ?!).

Le livre de base est d’emblée accompagné d’un début de gamme respectable. On apprécie en particulier la présence dès le départ de deux recueils de scénarios que l’on prendra le risque de traduire sous le vocable peu original de Récits de l’âge hyborien 1 et 2. Le 1er est une campagne en 5 épisodes et le second propose neuf scénarios one-shot. Comme ça, il y en a pour tous les goûts. Bien sûr, un écran quatre panneaux portrait et son livret (des tables aléatoires pour créer ses propres aventures) complète ce solide set de base.

Ensuite, forcément, vous êtes chez Monolith et vous êtes sur une grosse licence alors forcément vous pouvez donc aussi ajouter à votre pledge des dés spéciaux, un pack de battlemaps adaptées et même… une boîte de plus de 200 figurines pour mettre dessus.

En ces temps, ce n’est sans doute pas très raisonnable, pas vrai ? Ce qui l’est, en revanche, c’est la conception du foulancement avec des bonus de paliers vraiment modestes qui se contentent d’ajouter quelques monstres par ici, une aventure par là : rien de gros ou de long à produire. Certains éditeurs devraient en prendre de la graine pour éviter de se retrouver avec des retards dantesques à gérer.

On regrettera tout de même, pour chipoter, l’absence de version française de la page de foulancement. Il est étonnant que, pour un jeu présenté comme bilingue tout du long, les informations de base, sur le contenu, les délais ou les possibilités de rétractation, ne soient pas disponibles dans les deux langues mais seulement en anglais.