Pathfinder tue des dieux. Et défonce les seuils de financement.
Au Fix, on vous parle souvent des foulancements qui donnent envie mais galèrent un peu, et ben apparemment c’est pas le mood chez BBE !
Lancée hier (lundi 7) à 18h30, la campagne de financement dédiée à la nouvelle salve de suppléments de Pathfinder Remaster sobrement intitulé « La Guerre des Dieux » a atomisé les attentes en quadruplant sa mise en moins de douze heures, prouvant indéniablement que le jeu de Paizo a de beaux jours devant lui en France. Voyons ensemble pourquoi.
Ainsi jouait Zarathustra
Plutôt que de suivre bêtement le calendrier de sortie originel, nos gars sûrs du livre noir on choisi de donner la priorité à une série d’ouvrages tournant autour du gros évènement méta-narratif du jeu : la mort d’un dieu, et les conséquences concrètes de son trépas dans l’univers de Pathfinder. N’y voyez pas ici un simple Gimmick, le but de la manœuvre (outre apporter un peu de fraîcheur au statu quo narratif) est de mettre l’accent sur des campagnes de haut niveau, et ressusciter un mode de jeu controversé de la première édition : le système mythique.
De fait, l’objet principal de la collection est sans aucun doute le supplément de règle La guerre des Immortels, presque entièrement consacré à ce nouveau système, et dont on vous avait déjà parlé lors de sa très récente sortie anglophone. Bien que qualitatif, le livre avait reçu un accueil mitigé en raison de attentes des fans, s’attendant à un vrai gros pavé dans la veine du livre du joueur. Mais du coup le système mythique kézako?

Pour faire simple, c’est un ensemble de règles permettant de mettre l’emphase sur l’épique, et ce quel que soit le niveau des personnages joueurs. Vous voulez des persos avec un destin unique? Le Mythique est pour vous, qu’il s’agisse de rendre les boss un peu plus dangereux, permettre à vos héros de devenir des archidiables, voire des cavaliers de l’apocalypse, tout ça est possible et le seul prix à payer est un léger déséquilibre mécanique en faveur des joueurs. Le système promet d’être détaillé, et sur les papier fait très envie, mais personnellement c’est surtout les autres nouveautés du bouquins qui me mettent l’eau à la bouche, à savoir :
– deux nouvelles classes : l’animiste, un lanceur de sorts divins capable de se laisser hanter par les esprits tel un Shaman King, et l’exemplaire, un guerrier imbué d’une étincelle de puissance divine tombée sur terre suite à la mort sus-mentionnée d’un dieu. Attention cependant, ces deux classes s’annoncent très fun mais aussi relativement touffues pour ne pas dire explicitement adressées aux vétérans du système.
– cinq nouvelles options de classes qui me donnent envie de faire la bamboche : le roublard vengeur pour assassiner au nom de votre religion, le barbare bloodrager qui propose une mécanique fascinante basée sur la consomption des ennemis, le guerrier légendaire pour les cosplayers d’Achille et Ulysse, le rôdeur vindicateur permettant d’ouvrir la classe sur les environnements urbains et approfondir son aspect magique, et enfin mon chouchou, le sénéchal : une sorcière coupée de son bienfaiteur apprenant peu à peu comment devenir pour d’autres ce que l’entité à l’origine de ses pouvoirs était pour elle.

Ajoutez à tout ça de nouveaux objets, des options supplémentaires pour les personnages aux descendances divines, et vous avez un supplément de règles taillé sur mesure pour les tablée adeptes des intrigues religieuses et de ses rpg japonais où le dernier boss est un dieu dégueulasse qui veut détruire le monde.
Mystères et boules de Gorum
La mort d’un dieu, c’est aussi un prétexte pour mettre à jour l’univers cosmique de Pathfinder et c’est exactement ce qu’annonce Divins Mystères, une suite directe à l’ouvrage Dieux et Magie publié dans les premières années de la gamme. De fait, le but de l’ouvrage est de passer toutes les informations divines du jeu à la moulinette du Remaster. Ça peut sembler décevant, mais on devrait aussi y trouver plusieurs nouveautés, dont un tout nouvel archétype de classe pour le clerc centré sur le combat et les sorts d’aura, ainsi qu’un archétype de multiclasse permettant de devenir le messager terrestre de votre divinité favorite.

Chantons sous la pluie de sang
Juste pour qu’on soit clairs, vous ne trouverez ici aucune informations sur l’identité du dieu trépassé ou les circonstances de sa mort. Pourquoi? Parce que ce divulgâchis pourrait très bien vous détourner des deux excellentes aventures proposées par le foulancement se déroulant juste avant la catastrophe.
Quand les dieux mentent est une aventure relativement courte permettant aux joueurs d’incarner des membres de la Mante Rouge, une secte d’assassins iconiques de Golarion, vénérant la déité Achaekek. La mini campagne débutant au dessus du niveau 10 côche trois cases pas banales pour le format : une aventure pour « méchants » bien écrite, des combats franchement dantesques, et la certitude de participer à un évènement majeur du lore de l’univers, un luxe généralement réservé aux campagnes bien plus longues.

Rideaux! prend totalement le contrepied de l’aventure précédente en proposant une campagne en trois chapitres donnant la part belle aux interactions sociales. Ici, les joueurs incarnent des aventuriers aguerris à qui on propose de produire un opéra mettant en scène leurs aventures les plus célèbres! Je sais pas pour vous, mais aller voir mes joueurs et leur demander de ressortir leur personnage préféré pour créer une comédie musicale, et ainsi revivre ensemble certains des meilleurs moments de notre table me met en joie.
Guerre éclair
Vous l’aurez compris, au Fix on est plutôt impatients à l’idée de mettre la main sur les ouvrage de « La Guerre des Dieux », d’autant plus que le tout s’accompagne du roman orage divin traduit pour l’occasion, et que la campagne ne dure qu’une petite semaine! Donc si vous êtes fans de mécaniques profondes, ou que vous attendiez de quoi faire des campagnes PFR2 vraiment héroïques, vous savez quoi faire, et vous savez qu’il vaut mieux se dépêcher.


