Role over the world : Avatar Legends enfin exorcisé

Entre les Césars et les prémisses de la troisième guerre mondiale, on s’est quand même dit que vous voudriez avoir des nouvelles du monde rôlistiques, et heureusement, elles sont plutôt enjaillantes, même la première (si vous êtes un sociopathe).

Enjoy !

 

Ernie Gygax est mort

C’est par le biais du site de la Gary Con que la nouvelle nous est parvenue. Ernest Gygax, fils ainé du co-créateur de D&D (et donc du JdR tel qu’on le connait aujourd’hui) nous a quitté.

La dernière mention d’Ernie dans ces colonnes n’était pas très reluisante puisqu’elle revenait sur sa tentative de ressusciter TSR en y injectant ses opinions « politique », notamment en faisant des humains noirs une « sous-race » jouable avec un gros malus en intelligence parce que c’était d’après lui « plus proche de la réalité », mais ne citer que cet aspect de sa carrière serait injuste.

Ernie était aussi un des premiers playtesters de D&D, le tout premier joueur à incarner un lanceur de sorts, et on lui doit entre autres acquis du jeu le système d’attaques multiples et le sort cône de froid.

Toutes nos condoléances vont évidemment à sa famille et ses proches.

Invincible arrive sur nos tables

Invincible, la gargantuesque bande dessinée super-héroïque signée Kirkman, Ottley et Walker sera bientôt adaptée en JdR via un Kickstarter par nos mangeurs de lutefisk favoris, Free League. Aux commandes du projet on trouve Adam Bradford, un vétéran de D&D Beyond, Tomas Härenstam, concepteur entre autres du JdR Alien, et enfin Johan Nohr au design graphique, connu pour avoir donné un orgasme à toute personne ayant un jour consulté Mörk Börg. Sans surprise, le jeu utilisera le Year Zero Engine qu’on retrouve dans presque toutes les productions Free League.

Invincible, c’est avant tout une bande dessinée de 144 chapitres qui réussit à mélanger la violence edgy adolescente typique des années 2000 à des personnages profonds et des conflits moraux passionnants, un cocktail plus connu aujourd’hui grâce à l’adaptation animée de la licence chez Amazon Prime. Au moment où le JdR super-héroïque semble connaître un timide retour en grâce, on ne peut que se réjouir de pouvoir expérimenter un monde moins idyllique et policé que ceux de Marvel et DC, surtout quand il est porté par une marque reconnaissable.

D&D redevient Magic, et les dragons attaquent

MagicCon, c’est la convention chicagoane (oui, c’est comme ça qu’on dit j’ai vérifié) dédiée aux nouveautés du monde de Magic : The Gathering le jeu de cartes à collectionner le plus joué au monde, et accessoirement produit de la même maison que le JdR le plus joué au monde : D&D.

C’est durant cette convention au cœur de l’Illinois que WotC a annoncé l’adaptation de  l’univers de Lorwyn-Shadowmoor, connu des fans de Magic pour son ambiance féérique et son absence d’humains, en supplément pour D&D, tout comme Theros et Ravnica avant lui, mais ce n’est pas tout.

Puisqu’une (bonne ? Mauvaise ? A vous de voir) nouvelle n’arrive jamais seule, les magiciens côtiers ont également dévoilé la couverture de Dragon Delves un recueil de 10 aventures figurant chacune un dragon comme antagoniste principal.

La sortie de la semaine : Urban Shadows 2nde édition

Il y a de nombreuses raisons de ne pas aimer Avatar Legends, mais la seconde édition de Urban Shadows en est une aussi bonne que les autres. Dix ans que Magpie Games retardait la suite de son jeu de fantasy urbaine bénéficiant de leur maitrise incomparable du système Apocalypse, et tout ça à cause d’une commande bâclée pour Nickelodeon, mais le résultat est là.

Urban Shadows propose donc d’incarner des êtres fantastiques (ou celles et ceux qui les chassent) dans un contexte contemporain bien sombre. Toute la mécanique du jeu tourne autour d’un système de « dettes » permettant de quantifier et codifier les facteurs moraux et politiques de chaque personnages, faisant du jeu une excellente alternative simplifiée au World of Darkness  sans pour autant en perdre les aspects d’ingénierie sociale qui en font tout le sel. Et j’ai beau chier sur Avatar, le fait est que cet avortement rôlistique a au moins donné l’occasion à Magpie de playtester abondamment son jeu, nous en offrant donc la meilleure version possible.

C’est disponible sur DriveThruRPG et vous n’avez aucune excuse si ce n’est la barrière de la langue.