Voltige a le vent en poupe
Les Éditions Dérivantes et leur homme-orchestre Enzo Cavalier ont le vent dans le dos. Et celui-ci leur permet de propulser vers le lointain le jeu Voltige avec un suivi à vrai dire assez inattendu (le jeu était plutôt un format court et compact).
Bon, bien sûr, en plus du vent favorable, un petit coup de pouce de votre part serait aussi le bienvenu. Les Éditions Dérivantes vont donc organiser pour ce faire un petit foulancement qui va bien. Il début ce lundi 12 janvier et se déroulera ici : https://www.gameontabletop.com/cf6021/le-vent-se-leve-sur-estremer.html
Un petit rappel tout d’abord. Sous-titré les contes de la mer Azur, Voltige tire son nom du fait que les PJ vont y incarner des voltigeurs, en fait des pilotes de planeurs à haute vélocité nommés voltiges qui se battent pour leur famille, la gloire ou la liberté. Situé dans un contexte qui évoque l’entre-deux-guerres, le jeu se donne pour objectif d’explorer les thèmes du sens du devoir, de l’honneur, de la liberté, du fascisme et, donc, de la guerre. En termes d’ambiance, L’univers de Voltige est inspiré – notamment visuellement – d’œuvres telles que Porco Rosso (H. Miyazaki, 1992), Le vent se lève (H. Miyazaki, 2013) mais aussi de lieux tout autant solaires mais bien réels comme l’Italie et la mer Adriatique, l’ile de Cuba, etc. Le système de jeu, lui, est basé sur des règles Propulsées par l’Apocalypse.
Tout cela fait un ensemble assez inhabituel qui a le bon goût de l’originalité. Mais le format assez court choisi pour le livre de base du jeu et l’absence jusqu’à présent de suivi peuvent rendre l’accès au jeu assez rebutant alors même qu’il est fondamentalement simple et accessible. Pour tenter de surmonter cette difficulté, le suivi proposé dans ce futur CF concernera donc… une boîte de découverte !

Celle-ci, intitulée Le vent se lèvre sur Estremer, propose à la fois une version simplifiée des règles du jeu, quatre prétirés et, surtout, un cadre de jeu prêt à joueur quand celui-ci doit être obligatoirement co-construit entre tous les participants dans la version complète du jeu. On se plait à imaginer que Enzo a lu attentivement notre chronique et a décidé d’y répondre avec cette proposition. Ou pas.
On y perd peut-être en proximité entre les joueurs et e cadre créé mais cela garantit quand même d’avoir au moins un beau et bel exemple sur lequel s’appuyer ou même, cas assez fréquent, de lever le blocage que cette étape pourrait représenter pour des joueurs occasionnels ou intimidés.
Le cadre de campagne (présenté avec les règles dans un premier livret à couverture souple de 40 pages) s’accompagne d’un second livret (58 pages) contenant six scénarios prêts à joueur adaptés et qui forment, ensemble, une mini-campagne. Là aussi, cela vient utilement illustré et complété l’offre du livre de base.
Bien sûr, la patte graphique des jeux de Enzo bénéficie également à ce support boîte qui se prête bien aux visuels, celui de la carte détaillée de l’île d’Estremer (32 x 24 cm), ceux des fiches de prétirés ou encore les portraits des PNJ importants du cadre de jeu.


En cas de succès, plusieurs paliers qui restent encore à découvrir pourraient permettre d’augmenter encore l’offre en termes de cadres de jeu prêts à servir.

