Et c’est Paititi mon kiki !

Joie. Si vous me demandez quel est le premier mot qui me vient en tête à l’évocation d’une suite pour Sapa Inca, ce serait celui-ci. Et si vous ne me le demandez pas, vous l’avez quand même. Car oui, cela fait plaisir de voir une création française de qualité grandir pour devenir une vraie gamme. En effet, le jeu est en train de réussir un nouveau foulancement pour produire le suivi du jeu, en particulier la grande campagne Paititi. Alors pour en savoir plus, nous avons été interviewer Florent, à la tête d’Odonata Editions. L’occasion aussi de faire le point sur l’actualité de l’éditeur et ses nombreux projets.

Le Fix : Bonjour, nous c’est le Fix et nous sommes assez vieux pour avoir été bercés dans notre enfance par le dessin animé Les mystérieuses cités d’or. Une campagne de Sapa Inca qui consiste à aller à la recherche d’une cité perdue … c’est un clin d’œil très appuyé non ?

Oui ! Le jeu est librement inspiré des Mystérieuses cités d’or. Le fait de guider vers une mystérieuse cité est une volonté, un clin d’œil, mais c’est aussi le carde de vie des Incas qui le demande. Ce peuple cultivé le secret. Il y avait pas moins de 7 cités secrètes dans l’Empire inca qui étaient uniquement réservées à des initiés. Alors, ce thème de la cité secrète est incontournable dans cette culture.

Le Fix : Avant de parler de la nouvelle souscription, peux-tu nous rappeler en quelques mots le concept du jeu et nous expliquer ce que l’on joue ?

Le jeu propose d’incarner des Incas dans leur empire après la conquête espagnole… qui n’a pas eu lieu ! Plus précisément, le joueur se met dans la peau d’un « Amachaq », un agent secret de l’Empire inca, doté de pouvoirs des dieux et d’animaux totem (là le clin d’œil aux mystérieuses cités d’or est très appuyé). C’est grâce à des agents comme vous que les conquistadors ont été repoussés, jusqu’à une trêve qui ne laisse aux envahisseurs que quelques enclaves en bordure de l’océan pacifique.

Sapa Inca vous offre la possibilité de défendre l’Empire inca contre ses ennemis intérieurs, contre les conquistadors, mais aussi de lutter contre des dieux occultes et de découvrir les vestiges d’anciennes civilisations. Tout cela avec pour trame de fond de découvrir la culture inca.

Le Fix : Ce nouveau financement arrive moins de 2 ans après celui qui a lancé la gamme Sapa Inca. Cela veut dire que le jeu a trouvé son public et qu’il y a de gros projets pour lui chez Odonata Editions pour la suite ?

Nous avons senti un engouement immédiat pour le projet. Les auteurs, Eric Dubourg, Pascal Broxolle, Nurthor le Noir et Zediac le rôliste ont commencé a plancher sur le prolongement de la gamme dès la fin de la rédaction des premiers textes (actuellement publié : livre de base, livre univers, recueil de scénario et écran, plus dés customs, pistes à dés, sachets de points Inti). Aussi, nous pouvons proposer ces deux premiers suppléments qui en annonce d’autres ! Les auteurs préparent notamment une nouvelle campagne de jeu qui aura pour cadre le cœur de l’Empire.

Le Fix : Paititi la cité perdue agrandit le cadre de jeu avec l’Amazonie et ses cultures spécifiques. Sapa Inca est déjà très riche en contexte, vous n’avez pas peur que cela fasse “trop” pour un public qui doit déjà tout apprendre de la civilisation Inca ?

Le jeu propose à sa sortie une quinzaine de scénarios, aussi il y a déjà du matériel de jeu pour entrer en aventure et prendre en main progressivement tout cet univers. Nous ouvrons le cadre vers quelque chose de plus exotique, mais nous reproposerons bientôt des éléments de jeu plus centrés sur l’Empire lui même.

Le Fix : Est-ce que ce sont les mêmes auteurs des ouvrages déjà parus qui s’attellent à ces suppléments ?

Effectivement, pour les suppléments en financement, Paititi la cité perdue et Amachaqs, les auteurs sont Eric Dubourg et Pascal Broxolle. Pour la prochaine campagne, c’est Nurthor le Noir et une nouvelle plume, Guillaume Gentille qui s’y penchent.

Le Fix : Il y aussi un ouvrage spécifiquement dédié aux Amachaqs, la caste dont font partie les personnages joueurs, dans votre nouvelle proposition. Quel est l’objectif de cet ouvrage dans la logique de la gamme ?

C’est un supplément qui propose la description du cadre de vie des Amachaqs, à savoir leur école. Cette aide de jeu décrit les lieux, les enseignants, propose des plans. Il y a aussi de nouveaux dieux et animaux totems, avec de nouveaux pouvoirs. Mais ce supplément propose aussi sept nouveaux scénarios.

Le Fix : Un des points forts de la gamme ce sont le nombre de scénarios proposés et ces deux suppléments ne dérogent pas à la règle. Peux-tu nous donner le pitch d’un scénario de ton choix pour chacun des suppléments ? Fait moi rêver.

Pour Paititi, voici le synopsis du premier scénario :

Après une expédition à la recherche d’un artefact, deux Amachaqs reviennent en héros à Cuzco. Après le temps du deuil et de la fête, l’un des deux est retrouvé mort et le pectoral a disparu. Une vengeance d’outre-tombe serait-elle à l’œuvre ? La dernière Amachaq vivante revenue de l’expédition est-elle une cible ou une meurtrière ? C’est ce que devront découvrir les personnages. Et peut-être comprendre ce qu’est le pectoral d’Anco.

Et pour Ordre des Amachaqs :

L’action se déroule à Cuzco dans les années 1535 / 1540. Le scénario se déroule dans la prestigieuse et secrète école des Amachaqs, qui est connue pour ses enseignements mystiques et ses pratiques ésotériques de très peu de personnes. Un professeur réputé de l’école, Chaki Yana, et une relique, l’œil d’Inti, ont disparus.

Le Fix : En parallèle de cette souscription, Odonata Edition a également deux late pledge en cours dont Ultra Violet Grasslands qui a connu quelques difficultés au cours de son processus de traduction. Est-ce qu’on peut dire que le plus dure est passé ? Qu’en est-il exactement ?

Ce fut une période difficile, car nous avions pris du retard sur les suppléments Insectopia, mais aussi sur UVG. Au moment ou j’écris ces lignes les deux projets partent à l’impression, donc tout va se fluidifier après la mise en vente de ces différents produits. UVG fut un projet très complexe à traduire, car l’auteur a inventé beaucoup de mots et a par ailleurs un style très a lui. Nous avons finalisés tout cela non sans mal. Mais je peux remercier Alain Piccard et Guillaume Hatt pour leur travail et Philippe …. pour sa relecture.

Le Fix : UVG était également le premier jeu traduit de votre catalogue. Est-ce que ces déboires vous ont refroidi pour faire d’autres traductions ?

Pas du tout ! Nous avons appris beaucoup avec ce projet et nous sommes très satisfait du résultat. Nous cherchons d’autres projets à traduire dans la veine Odonata : ovni ou projet créatif.

Le Fix : Le second Late Pledge concerne Insectopia, le jeu qui a également lancé Odonata Editions. Est-ce que cette dernière souscription marque aussi les derniers suppléments de la gamme ?

C’est plutôt une fin de cycle, car la campagne de jeu proposée va obligatoirement modifier le territoire d’Entoma… Nous réfléchissons à une nouvelle approche pour faire rebondir la gamme dans les années à venir. Nous pourrons vous en dire plus lors d’une prochaine interview.

Le Fix : Insectopia est sorti en 2016. Avec le recul, est-ce qu’il y a certains points que tu aimerais revoir ?

Très honnêtement, je pense que nous pouvons fluidifier le système (en supprimant le jet de dégât notamment). Mais, pour ce qui est de l’univers, une approche moins encyclopédique pourrait être intéressante. Nous pourrions également plus raconter une histoire d’Entoma également. Dans le sens d’une histoire de jeu, d’un vécu des joueurs.

Le Fix : Une souscription en cours, deux lates pledges. L’actualité d’Odonata éditions est chargée. Et pourtant, en me basant sur le sacro-saint calendrier du Fix, je constate que ce n’est rien par rapport à ce qui arrive : Les Brigade du Steam, Résilience, Les Gardiens de l’Ether, Les Chroniques de Vaelran, Muse, Kimyona. Peux-tu faire le point sur tous ces projets et ces annonces ?

Les Brigades du Steam sont en finalisation, quand Résilience le retour des saisons va entrer en processus de financement, car nous avons tous les textes finalisés. Nous ne partons plus dans des financements sans un texte abouti et un minimum d’illustrations.

Les Gardiens de l’Ether vont entrer en phase de maquettage, donc vous allez en entendre parler sous peu !

Pour ce qui est des Chroniques de Vaelran, une refonte est en cours. Nous attendons les textes finaux pour relancer ce projet.

Pour Muse, nous avons des textes aboutis, donc nous allons préparer sa souscription, quand à Kymiona nous attendons un projet plus abouti pour aller plus avant.

Nous avons aussi d’autres projets récupérés ici et là qui pourront arriver avant, mais une prochaine news sera peut être nécessaire pour tout détailler…

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