Avec Légendes Locales, City of Mist suit le guide.

Barbus Inc. termine le cycle de City of Mist, le génial jeu de détective méta avec Légendes Locales, foulancement d’un supplément à l’image de sa gamme : très généreux, très référencé, mais surtout jamais banal.

Par ici la visite

La qualité de City of Mist, ce jeu d’enquête où l’on incarne des personnes du quotidien hantée par un mythe, tient à trois aspects : son système unique à base d’adjectifs, son ambiance néo-noir matinée de références méta et sa ville.

Car oui la ville des brumes n’est pas qu’un titre ou le bac à sable des joueurs, mais un PNJ à part entière. Sa brume séparant le normal du surnaturel et ses limites infranchissables en font un terrain de jeu à la fois très concret et le réservoir abstrait de tous les clichés imaginables d’une cité de polar, et c’est justement ce sur quoi capitalise ce dernier supplément.

Légendes Locales est un livre à mettre avant tout dans les mains des Maitres et Maitresses de cérémonie puisqu’il propose pas moins de neuf quartiers à incorporer dans nos propres zones de brume. La licence étant fortement influencée par le noir américain on retrouve pas mal de quartiers définis par leur population, de Chinatown et ses dynasties mafieuses à La Colonia de Sombras protégée par une héroïne sortie tout droit d’un match de lucha libre tout est à priori là pour plonger dans des enquêtes toujours plus nuancées tant d’un point de vue moral que politique si la qualité d’écriture à laquelle les auteurs nous ont habitué est au rendez-vous.

Mieux encore, Locale Légende nous offre même des options de dépaysement avec une cité sous-marine (parce que Bioshock n’a pas encore de JdR officiel), et surtout une bonne vieille banlieue américaine creepy à souhait : Happyville donnant envie de se mettre l’asso de copropriété à dos le temps d’une campagne.

L’autre argument majeur de Légendes Locales est très certainement sa liste d’enquêtes pré écrites, littéralement une par chapitre, de quoi profiter du jeu pendant des mois sans lever le petit doigt.

Souriez, vous êtes mythifiés

La qualité est une arme à double tranchant, et on en attend pas mal vu le gabarit des précédents ouvrages, même si on se prend à rêver à une traduction un peu plus fouillée de la part des Barbus, le travail, sans être abominable ni même mauvais, étant jusqu’ici en deçà de ce qu’un tel titre mérite.

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