Les amis imaginaires d’Arkhane Asylum

Le rythme des sorties, réelles ou programmées, chez AAP continue d’impressionner. Déjà à la baguette sur deux foulancements simultanés sur de très gros projets basés sur d’énormes licences (Assassin’s Creed et The Walking Dead pour ceux qui n’arrivent plus à suivre), Arkhane Asylum continue de préparer la sortie d’autres jeux alléchants.

C’est le cas de Neverland, déjà en précommande et qui ne passera pas par la case foulancement. Et, comme pour AAP, les bons contes font les bons amis, ils proposeront prochainement la VF de Broken Tales, cette fois-ci sous la forme d’un crowdfunding.

Neverland est un véritable OLNI. Un Objet Ludique Non-Identifié. Plus qu’un jeu à part entière, c’est un sourcebook se proposant de faire explorer par vos personnages préférés le Pays imaginaire (en bon français), celui de Peter Pan, Clochette et Crochet (entre autres). Et en même temps, c’est un supplément… 5E ! Étonnant, non ?

Même si on comprend la logique de ne pas aller s’encombrer d’un système de jeu fumé ou de niche, il faut avouer que l’on reste un peu sceptique sur l’appairage a prioui bien artificiel entre l’univers de contes tristes pour enfants refusant de grandir et le fameux système de jeu où on gagne des XP pour monter de level en tronçonnant des streumons à l’aide sa +1. Pour tout dire, cela nous fait un peu penser à Brancalonia. Un bien belle idée, un bouquin magnifique mais… qui a eu, l’idée de faire tourner ça sous 5E ?!

En tout cas, au-delà de ses règles mainstream, le bouquin, lui, a énormément de personnalité. La direction artistique est démente et permet de s’éloigner un peu des nouveaux standards et italiens à grands coups de pleines pages en couleurs. Au pire, ça fait un magnifique « beau livre » sur l’univers de Peter Pan. Tout cela résulte du fait que le livre est l’œuvre intégrale d’un artiste multi-cartes, Andrew Kolb, qui est aux manettes aussi bien aux textes, aux illus qu’à la mise en page. A noter que celui-ci a récidivé avec un volume très similaire consacré cette fois-ci à Oz. AAP ne s’interdit pas de le traduire à son tour… en cas de succès de Neverland bien sûr.

D’un point de vue gameplay, le choix est celui de l’hexploration, c’est-à-dire du jeu d’exploration façon bac à sable de l’univers de jeu, précédemment découpé en hexagones dont le contenu reste à dévoiler par les initiatives des joueurs. Il y a 26 hexagones et chacun vient avec ses tables aléatoires pour le peupler et l’animer. Il est également prévu un système de « carillon » qui est en quelque sorte le timer qui fait évoluer l’univers et déclenche donc des événements prévus d’avance à l’intérieur de l’hexagone en question.

Il reste à voir si vous arriverez réellement à rendre les thématiques de Peter Pan (le passage à l’age adulte, le fait d’avoir un foyer et l’envie d’y rentrer ou pas, etc.) dans une campagne générée en hexploration à grands coups de jets sur des tables aléatoires et le tout avec la 5E. Mais, au moins, l’importance du défi mérite que l’on tente sa chance pour le savoir.

Le jeu est, donc, en précommande sur le site de l’éditeur et est attendu pour la fin mars : https://arkhane-asylum.fr/shop/Neverland-202.html

Ensuite, courant avril, Arkhane Asylum s’intéressera à un autre aspect du riche univers des contes avec la VF de Broken Tales.

Contrairement à ce que le titre laisse supposer, on retrouve là la hype italienne avec ce jeu très récemment foulancé en version anglaise (en… 10 mn) qui se propose de twister les contes de fée en centrant l’action sur les méchants comme le loup ou la sorcière. Ceux-ci se sont incarnés dans une Europe qui se rapproche de celle de la fin du XVIIIème siècle et sont pourchassés par les sbires de la Papauté qui veut définitivement éteindre ces résurgences de l’antique paganisme.Et vous savez qui sont ces sbires ? Voilà : les PJ. Eux-mêmes issus des contes de fée, Broken Tales met donc en scène des histoires de trahisons, de renoncements pour la survie et de règlements de contes entre êtres féériques.

Le jeu utilise son propre système qui met l’accent sur la narration, utilisant quelques D6 et des descripteurs de personnages pour améliorer les chances de réussites.

Comme on le voit, le livre a également une identité graphique forte, aussi bien dans son format atypique, ses illustrations que le choix de couleurs dominantes… exactement comme Neverland. Le début d’une nouvelle mode ?

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