C’est Lundi, c’est… Dodé !

Cette semaine, Lundi c’est gratuit un peu spécial.

En effet, la rédac’ a été très heureuse d’apprendre que Nicolas Dessaux, plus connu sous le surnom de Snorri avait mis en ligne gratuitement l’ensemble de ce qu’il a produit pour le Dodécaèdre, l’univers à Douze Faces.

Le produit est disponible sur sa boutique en ligne (car Snorri est désormais éditeur, notamment de livres d’histoire et politiques) et consiste en un fichier zip. de 90 Mo.

A titre d’information, l’un de nos collaborateurs (Orlov en l’occurrence) est remercié dans certains ouvrages de cette archive.

L’archive numérique comprend non seulement les produits publiés jadis sur lulu mais également des brouillons de travaux rédigés pour d’autres éditeurs.

Dans le détail, cela nous donne.

Des cartes et des plans, dont la fameuse carte globale de l’univers à douze face (format jpeg) et celle de Bracce par Guillaume Tavernier.

La Seconde face du monde, un livre de près de 600 pages présentant la Seconde face du monde. Cet ouvrage rassemblait des suppléments publiés séparément et présentaient les principales provinces de cette face: la Galicorne qui correspond à a France de la Guerre de Cent Ans, les Essarts qui s’inspirent des Cantons suisses, le Consulat qui rappelle l’Italie de la Renaissance, l’Empire qui lorgne gentiment du côté du Saint-Empire des XV°-XVI° siècles et enfin la Côte des Haidouks qui rappelle l’ambiance de la côte adriatique et des Balkans des années 1400. Le livre va cependant plus loin que la somme de ses parties et propose notamment des descriptions hexagones par hexagones qui rappellent que dans Snorri il y a des O, des S et des R. Comme tous les produits parus pour le Dodécaèdre, le livre est illustré de superbes reproductions d’œuvres d’art allant du XVII° au XIX° siècle qui donnent le cachet Bas Moyen-Age / Cape et d’Épées à cet univers médiéval fantastique à dominante donjonesque.

Dans un contexte de relative civilisation, on trouve des nains, des elfes, des hobbits, euh des halfelins et même des orques et des gobelins. Un univers classique donc, mais qui se trouve également formidablement original par la manière dont les éléments s’ajustent pour recréer ce Moyen-Age européen de contes de fées qui charme le lecteur. Pas de fantasy flashy, même si on ne s’interdit pas le merveilleux et la magie (douze objets magiques sont même décrits), de l’hexcrawl tout aussi bien que de l’intrigue urbaine. Le meilleur moyen d’avoir un avant-goût de cet univers est d’ailleurs d’aller compulser Le Liber Tabularum. Ce supplément de 39 pages comporte en effet des tables aléatoires permettant de générer des rencontres, de typer des PNJ de savoir quelle cité et quel tyran du Consulat sont impliqués dans un complot ou tout bonnement de générer 144 amorces d’aventure.

L’archive fait la part belle aux scénarios et va bien plus loin que ce seul livre. En effet, trois recueils de scénarios sont également joints. Ils sont co-écrits avec Nicolas Sennac que ceux qui fréquentent les forums rôlistes ont peut-être rencontré sous le pseudonyme d’Ungoliant. Le premier est La Bourgade qui allait se noyer & autres aventures dans les Essarts. On y trouve six scénarios lorgnant plutôt vers l’horreur gothique dans les décors bucoliques et alpestres de cette Suisse fantasmée. Le second recueil est L’Escapade de Telenais & autres aventures dans le consulat. Sur 100 pages, le recueil propose 8 scénarios qui sentent bon l’Italie des cités marchandes, des princes et des gentilshommes de fortune. Les aventures proposent plutôt de l’intrigue urbaine tenant tout autant de la cape et de l’épée que de la commedia del’arte. Enfin, le Dieu putréfié & autres aventures souterraines propose cinq donjons: la proposition assez classique étant relevée par l’ambiance qui se dégage de chacune des ruines à explorer. L’archive propose également un autre beau résultat de la collaboration Ungoliant / Snorri à travers les Nocturnes de Parthénos, un scénario d’enquête fantastique dans le Consulat. Ajoutons enfin la campagne Vêtue de Flammes pour donner encore plus de possibilités de jeux. Cette campagne politique et militaire située dans le Consulat sur fond de guerre de cités et de querelles de familles. Le livre de 65 pages propose une trame bien développée ainsi que six scénarios qui verront les personnages commencer dans la milice d’une ville assiégée avant de participer à des événements bien plus importants.

On le voit, il y a déjà de quoi être bien occupé. Mais la prodigalité de Snorri ne s’arrête pas là, puisqu’on trouve également dans l’archive. Tierce, la troisième face du monde. Ce petit guide de 89 pages détaille cette face dont l’inspiration se trouve dans les steppes d’Asie centrale et des peuples cavaliers. Cette face interagissant beaucoup avec Seconde, avoir un aperçu de ce qui s’y joue est toujours bienvenu. Il peut, de plus, s’enrichir de la description de la région d’Evergreen, petit document de 9 pages présentant un petit sandbox, même si les liens de celui-ci avec le reste du monde sont incertains. En effet, l’archive, telle un palimpseste, ne propose pas que des choses écrites spécifiquement pour l’univers du Dodécaèdre mais contient également des écrits plus anciens ou créés pour d’autres contextes. C’est ainsi qu’on trouve deux documents Word tenant de l’aide de jeu et de l’inspiration scénaristique présentent deux lieux d’aventure qui correspondent particulièrement bien au monde. Le premier est une commanderie d’un ordre de chevalerie, l’autre un monastère féminin dans lequel le Bene Gesserit aurait croisé le Nom de la Rose.  Ces trois derniers textes nous rappellent donc bien ce qu’est, au fond le Dodécaèdre, un univers de jeu qui s’est constitué pendant des dizaines d’années.

Le fait que tous ces ouvrages soient désormais disponibles dans un seul endroit et de manière gratuite valait bien qu’on en parle en détails en ces lignes. Cette compilation du Dodécaèdre ravira en effet les fans de la première heure, les curieux amateurs d’OSR et tous ceux d’entre vous qui adorent collectionner les univers.  Et le tout sans débourser un liard.

Longue vie au Dodé !

4 pensées sur “C’est Lundi, c’est… Dodé !

  • 13 mai 2024 à 12:17
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    Salut,

    Toujours un plaisir d’avoir fait partie des dindons de la farce il y a quelques années en crachant au bassinet en pensant soutenir un pauvre petit auteur indépendant.
    Mais je dois certainement attacher trop d’importance à l’argent.
    Si vous avez les coordonnées de l’auteur, sentez-vous libre de lui transmettre ce commentaire.

    Sinon, merci à vous pour votre veille sans faille sur l’actu Jdr.

    A+, Dodz.

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    • 15 mai 2024 à 17:44
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      Pour le coup, le Dodécaèdre a toujours été gratuit en version numérique, c’étaient les versions physiques qui étaient payantes.

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  • 13 mai 2024 à 18:09
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    Les changements font partie de la vie et ce qui était payant hier peut devenir gratuit aujourd’hui et sans que cela soit un plan machiavélique élaboré depuis le début. Mais je serais moins indulgent si cela venait d’une boite bien établie du genre « bah maintenant qu’on a vendu un maximum de notre produit on l’offre et en plus on va passer pour des philanthropes et au passage cela va inciter à acheter le reste de la gamme ! ».

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  • 13 mai 2024 à 19:10
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    Tiens ? Commentaire étonnant se plaignant que quelque chose devienne gratuit !
    C’est un peu le monde à l’envers non ?

    Alors bon, je pourrais comprendre le sentiment « dindon de la farce » si l’on était en présence d’une multinationale richissime qui voulait juste enrichir ses actionnaires ou qui mettait en application un plan marketing bien rodé… mais il me semble que l’on en est loin non ?

    Bref : continuons de faire vivre notre passion par tous les moyens !
    Ce qu’il y a de génial dans le JdR c’est que l’on n’est JAMAIS obligé de payer. Un peu d’imagination et d’huile de coude et, hop, on peut jouer dans l’univers que l’on souhaite !

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