Dark Souls, louée soit la VF

L’offre JdR est tellement pléthorique que jouer comme Dark Souls, c’est déjà possible. Si l’on cherche l’aspect mortel, on optera pour un Dungeon Crawl Classics ou un Into the Odd. Si c’est la Dark Fantasy votre truc, un Mork Borg, l’Ombre du Seigneur Démon, Midnight, voire un Macadabre fera votre bonheur.

Mais jouer à Dark Souls, là c’est autre chose. On s’attend à un jeu qui reproduit au mieux la saveur du jeu vidéo : sa difficulté, sa rigueur, un lore riche et sa façon si particulière de le raconter. Sans parler de la communauté qu’il y a autour. Bref, Dark Souls c’est un tout.

L’éditeur Américain Steamforged Games a édité il y a peu (seulement en anglais pour le moment) un RPG Dark Souls. On prend un univers vendeurs, le système du moment (la 5e) et … ça fait plouf. Regroupant quelques bonnes idées, le jeu est truffé de coquilles et d’incohérences. Les acheteurs anglophones ont ressenti la même trahison que nous avec la quatrième édition VF de Warhammer. Vous voyez le tableau ?!

Par exemple, le Chevalier n’aurait pas assez de force pour porter sa propre armure de départ. Ou, dans le même style, les Casters ne pouvaient pas manier une arme recommandée. Sans parler des incohérence et des contradictions.

L’éditeur s’est confondu en excuses et à annoncer travailler sur une édition corrigée.

Loué soit le soleil !

Mettons un voile pudique sur cette édition et tournons nous plutôt vers les éditions Kuropop qui vont traduire et éditer le jeu de rôle japonais Dark Souls, sorti en 2017 chez RPG Group SNE. L’ouvrage sera disponible en boutique ce jeudi 30 Juin. Oui, c’est très bientôt !

Il est à noter que, malgré son titre, cette déclinaison rôlistique s’inspire du jeu vidéo Dark Souls III.

Pour la petite histoire, RPG Group SNE est un pilier du marché rôlistique japonais puisqu’il est à l’origine du jeu Sword World (le jeu le plus joué au Japon. Dans les années 90, son univers le plus connu est celui des Chroniques de la guerre de Lodoss). C’est eux également qui localisent les classiques du jeu de rôle que l’on connait : Shadowrun, Earthdawn, Tunnels & Trolls, …

C’est donc un vrai éditeur de JdR qui est derrière ce projet. Ce qui est déjà un bon point.

A l’origine, le livre de base était proposé au format manga, noir et blanc, pour un total de 304 pages.

Pour la version française, les éditions Kuropop voient les choses en grand en proposant un ouvrage au format A4 pour 314 pages.

En attendant de découvrir plus concrètement le contenu de ce Dark Souls made in japan, voici quelques visuels de la version française à venir :

Il est à noter également que la version originale du jeu propose une gamme composée du livre de base et de 2 suppléments, dont voici les couvertures :

La couverture originale du livre de base
La couverture du 1er supplément VO
Le dernier supplément paru à ce jour

4 pensées sur “Dark Souls, louée soit la VF

  • 24 juin 2022 à 14:32
    Permalink

    C’est le deuxième TRPG traduit en français après Ryuutama. Ça plaira sûrement aux amateurs du jeu, moi je n’y ai jamais touché et c’est pas trop mon truc. Si j’ai bien compris, il y a un système de génération aléatoire (ou semi-) avec des cartes à jouer. Les joueurs peuvent repoper s’ils meurent.
    Ce que je trouve dommage, c’est que c’est encore de la (dark) fantasy qu’on traduit et on passe à côté de choses qui pourraient apporter un peu d’air comme Yuyake koyake ou Saturday Night Special.
    Mais bon, c’est cool que ce soit un éditeur non spécialisé qui s’y intéresse et si ça marche, ça pourrait ouvrir la voie à d’autres traductions, format manga ou livre.

    Répondre
    • 24 juin 2022 à 19:51
      Permalink

      Au sujet de Yuyake koyake, l’éditeur 2dsansface est sur le coup.

      Répondre
    • 26 juin 2022 à 22:15
      Permalink

      Ryuutama était le premier JdR japonais à être traduit, et n’avait rien à voir avec de la dark fantasy, ce n’est pas un mal de varier ^^

      Répondre
  • 2 juillet 2022 à 14:57
    Permalink

    Le jeu a été traduit avec les pieds avec encore plus d’erreurs et de non-sens que la version Steamforge. A ce niveau là, le manque de relecture (que Kuro m’a confirmé par manque de temps et de moyen) rend le jeu extrêmement difficile voire pénible à lire. Comme quoi, savoir éditer des mangas ne fait pas de soi un éditeur de JdR. C’est dommage, parce que le système à l’air correct quand même, quand on passe outre des termes vraiment contre-intuitifs.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.