Le Studio Absinthe vous souhaite une bonne santé

Le Studio Absinthe, c’est le label derrière lequel se dissimule (mal) Khelren, auteur, éditeur et traducteur dans la mouvance indé, ciblant plutôt les jeux « pas comme les autres ». On en parlait pas plus tard hier grâce à ce beau cadeau qu’est l’édition complète en PDF de la VF de Monster Care Squad, on en reparle aujourd’hui plus en détails avec un retour sur ses productions 2023 et surtout sur son planning pour 2024. A consommer (sans) modération.

 

1. Salut Khelren ! Après Sig – la cité des lames, ça faisait plusieurs mois qu’on était sans nouvelles. Et là, tu annonces trois jeux d’un coup : Monster Care Squad, The Magus et Pasión de la Pasiones. Qu’est ce qui se passe, dans la vie d’un éditeur pour qu’on ait un tel chamboulement ? On est face à des jeux aux thématiques très différentes, comment est-ce que tu les inscris dans ta ligne éditoriale ?

Salut Le Fix ! Salut à celles et ceux qui vous lisent ! Et au passage, bonne année à tout le monde !

Alors, après Sig : la cité des lames, qui a été un gros boulot, outre le fait de promouvoir mes anciens jeux, histoire de gagner un peu en visibilité (éternel problème des petits éditeurs indés dont je fais partie), et contribuer à la publication du tome III du Recueil de scénarios du quarantenaire du jeu de rôle, j’ai passé pas mal de temps à prospecter, à contacter des maisons d’édition, et, pour être tout à fait transparent, à me faire bouler. Soit les conditions financières qui étaient demandées pour obtenir les droits sur les jeux concernés étaient inadmissibles par rapport à la taille du marché francophone, en tout cas à mon modeste niveau ; soit les jeux étaient déjà entre les mains d’autres maisons d’édition.

Et puis, comme bien souvent, tout à coup sinon ça ne serait pas drôle, ces trois projets me sont tombés dessus. Je dis « tomber » mais tous n’ont pas été faciles à décrocher. Dans le cas de Pasión de la Pasiones, la négociation s’est étalée sur de longs mois. Techniquement, ça se compte même en années, puisque j’avais initié un premier contact en 2020 lors de la sortie de la version ashcan, si ma mémoire est bonne.

Quant à ma ligne éditoriale, ce sont des jeux un peu à part et des propositions ludiques que je n’avais pas encore abordées. Il n’y a rien de pire que de faire et refaire toujours la même chose : on met en avant la passion dans notre milieu, mais quand ça devient répétitif, on sent bien que c’est aussi un travail malgré tout. Donc, tant qu’à faire, vu que je vais passer plusieurs mois sur un projet et au final gagner des clopinettes, je veux pouvoir me payer le luxe de ne pas m’ennuyer.

 

2. On t’a connu dans une veine assez sombre dans tes choix éditoriaux et d’écriture, et là, tu annonces un jeu tout mignon dans une ambiance très Ghibli. Alors Monster Care Squad, c’est le jeu des monstres gentils oui c’est un paradis ?

Oui et non. Je pense que la comparaison avec les productions Ghibli est très à propos : derrière les images colorées, il y a quand même une part sombre dans la plupart de leurs films d’animation. Je pense notamment à Princesse Mononoke ou à Nausicaä de la Vallée des Vents, qui sont au passage en plein cœur de la thématique de Monster Care Squad, sur le rapport de l’humanité avec la Nature.

Dans ce jeu, on est bien face à un monde utopique, farouchement anticapitaliste, qui a rejeté la guerre et qui a déposé ses dirigeants depuis un bon millénaire. Les monstres sont, pour la plupart, des sortes de divinités bienveillantes et généreuses. En retour, les êtres humains les traitent avec respect. Mais une terrible maladie vient perturber cette belle osmose : le Faux Or, appelé ainsi parce que les plaies suintent d’un liquide visqueux doré, fait son apparition. Les monstres sont enragés par la douleur et menacent de détruire les cités et villages qu’ils avaient pris jusque là sous leur protection.

Face à ce fléau, on s’organise rapidement : on crée la Brigade de Sauvetage des Monstres qui regroupe des personnes de bonne volonté qui ont les compétences pour soigner directement ou indirectement les monstres, tels que des apothicaires, des chirurgiens, des ingénieurs ou même des musiciens. Ce sont les personnages qui vont être joués dans une partie de Monster Care Squad ; sans en avoir l’air, les responsabilités qui pèsent sur leurs épaules sont immenses : c’est grâce à eux que ce monde merveilleux va pouvoir continuer ou non à exister.

3. Parlant de Monster Care Squad, si j’ai bien compris, il faut soigner des monstres. Mais si je les soigne, comment je gagne mes XP et mes PO ? Tu n’as pas peur de renverser tout le contrat habituel du jdr ?

Je pense que renverser cette interaction habituelle, c’est le principe du jeu, oui. Ceci dit, il me semble que cette attitude n’est pas forcément la plus représentative du jeu de rôle sur table (le farming en jeu vidéo est une autre histoire). Disons que, dans le jeu de rôle traditionnel, on n’a pas forcément les outils, les mécaniques de jeu, pour faire autre chose que se battre contre les monstres. De plus, ils ne sont pas forcément représentés comme des créatures pensantes ou dignes d’attention (même si on pourrait constater une certaine évolution de ce point de vue là). Bref, les monstres sont, en général, effectivement des obstacles et des points d’expérience sur pattes.

Dans Monster Care Squad, on ne joue pas de guerrier, on n’a pas d’arme, donc on ne peut pas combattre les monstres. On se retrouve à gravir un titan pour lui administrer un remède, un peu comme dans un Shadow of the Colossus positif, le côté tragique ayant disparu. Pour autant, le jeu crée ce lien très fort entre le monstre et les PJ : ils vont enquêter sur le monstre, comprendre le problème et trouver le remède. Ils vont apprendre à connaître le monstre, sa personnalité, son histoire, tout ce qu’il a apporté comme bienfaits aux communautés voisines. L’obstacle devient en réalité la maladie ; l’épreuve que les PJ doivent remporter se fait libératrice. C’est grâce à eux que le monstre redevient l’être qu’il est véritablement.

Mais rassure-toi : bien qu’il n’y ait pas de gain d’XP, le monstre, une fois sauvé, est reconnaissant. En offrant sa bénédiction aux PJ et en leur transférant de la sorte une partie de son pouvoir, les personnages évoluent bel et bien sur le plan technique. Ouf ! Et en plus, ils auront probablement un meilleur sentiment que s’ils avaient occis un monstre sauvage et stupide, non ?

4. Toujours à propos de Monster Care Squad, on a un vilain petit canard à la rédac’ qui nous a laissé entendre que le système n’était pas follement au point, mais on sait que tu as tendance à resserrer les boulons. Alors, tu comptes encore mettre les mains dans le cambouis et réécrire le jeu ?

Dans Behind the Waterfall, le supplément de Monster Care Squad, l’auteurice explique que l’équipe propose une œuvre qui a beaucoup de cœur, mais qui n’est pas forcément peaufinée. Je trouve que cette description s’applique parfaitement au jeu de base. Si on me permet cette petite digression – car il est facile de critiquer, mais il faut aussi comprendre la réalité à laquelle nous devons faire face : outre que les bons éditeurs sont durs à trouver, le travail éditorial coûte cher ; c’est assez rare de pouvoir faire appel à de telles compétences dans le milieu du JdR indé, y compris chez les anglophones, j’ai l’impression.

Ceci dit, il ne faut pas prendre les choses à l’envers : avoir la possibilité de proposer des modifications dans le but d’améliorer le jeu est un privilège exceptionnel. J’ai eu la chance de pouvoir faire ce travail notamment sur Sig : la cité des lames et dans une moindre mesure sur The Sprawl, pour lequel il s’agit surtout d’ajouts avec Métapole, mais c’est en réalité un signe de la maturité en tant qu’auteurs de la part de Jason Pitre et d’Hamish Cameron, et de la confiance qu’ils m’ont portée. Pour cette raison, je leur en serai pour toujours reconnaissant. Mais c’est loin d’être une évidence et on voit parfois des ayants droit être très tatillons sur leurs œuvres, et c’est parfaitement compréhensible et même respectable. Dans de tels cas de figure, le traducteur, qui est rappelons-le aussi un auteur à part entière, s’approprie complètement le jeu. On s’éloigne alors de la vision des auteurs originels, mais on peut aboutir à une version enrichie et/ou améliorée.

Toujours est-il que, pour en revenir à Monster Care Squad, le jeu en VF sera le plus fidèle possible à la VO, comme il me l’a été demandé.

5. On en vient à The Magus. On sait que c’est un JdR solo. Tu peux expliquer comment ça se joue pour nos autres vieux rôlistes qui avons manqué plusieurs années de game design ?

Alors si vous êtes un vieux rôliste, si ma mémoire est bonne, il me semble bien qu’il y avait une sorte d’aventure dont vous êtes le héros dans OD&D. Donc un jeu solo ne devrait normalement pas vous surprendre plus que cela !

Dans le cas de The Magus, le rôle du MJ est très simplement remplacé par des invites (des prompts, en anglais), des tables aléatoires et la description d’événements ou de rencontres. Tout cela permet de vivre l’histoire de ce mage, de sa quête de pouvoir, et de son dénouement, possiblement tragique. Le game design est très élégant : les mécaniques sont relativement discrètes, mais les choix sont lourds de conséquences. Par exemple, lorsque le mage échoue à un test, il peut choisir de sacrifier une de ses relations, ou de perdre une partie du contrôle qu’il a sur sa magie. Perdre le contrôle, c’est prendre à terme un risque important (car une magie mal maîtrisée peut provoquer rien de moins que des cataclysmes)… mais sacrifier quelqu’un dont le mage se sent proche ne va-t-il pas l’isoler et lui faire perdre pied avec sa propre humanité ?

Bref, The Magus va permettre de vivre une histoire riche et intéressante sans avoir les problèmes de calendriers à coordonner avec d’autres rôlistes. Que demander de plus, franchement ?

6. Et par rapport à d’autres jeux du même type, comme Ironsworn, qu’est ce qui le rend unique, ce mago ?

Dans Ironsworn, le rôle du MJ est remplacé par des règles, ce qui rend le jeu assez lourd mécaniquement, je trouve. C’est aussi un jeu très grindy : pour atteindre son objectif, il faut cocher un certain nombre de cases. Ironsworn a des mérites, je ne dis pas que c’est un mauvais jeu, mais il n’a rien à voir avec The Magus, beaucoup plus narratif, beaucoup moins intimidant à prendre en main, selon moi.

C’est éventuellement du côté de Thousand Year Old Vampire que la comparaison a plus de sens. Dans l’un comme dans l’autre, on rédige l’histoire de son personnage dans ce qui ressemble à un journal intime. On avance d’événements en événements en lançant des dés, de sorte qu’une partie sera forcément différente d’une autre, selon les invites sur lesquelles on tombe. On fait face à une thématique sombre, en abordant le prix du pouvoir , les sacrifices, les dilemmes et la ruine. Enfin, c’est évidemment subjectif, mais les deux jeux sont magnifiques.

7. J’ai gardé le plus intrigant pour la fin. Tu annonces Pasión de la Pasiones, le jeu des telenovelas. Comment ce jeu s’est retrouvé sous ton radar ?

J’ai dû tomber dessus dans une de ses versions de playtest, avant même la version ashcan, si je me rappelle bien. Il faut comprendre : c’est un « PbtA », un jeu propulsé par l’apocalypse comme Apocalypse World ou The Sprawl. Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas, il faut dire que j’aime beaucoup les PbtA, qui me conviennent vraiment le mieux en tant que joueur ou MJ. Donc, depuis plus de douze ans que de tels jeux existent formellement, je surveille un peu tout ce qui sort.

Or donc, je tombe sur ce jeu. Plein de préjugés, je me dis « bon, un PbtA sur les telenovelas, ça va être fun mais tout pourri hein ? » Avouez, vous auriez pensé pareil, n’est-ce pas ? Et là, je découvre un jeu magnifiquement conçu, élégant, plein d’idées géniales. Un jeu qui n’a pas le droit d’être aussi intelligent en quelque sorte, au vu de son sujet kitchissime. Je m’attendais à un nanar et je me rends compte que je suis face à un véritable bon jeu. Je réalise que les telenovelas, c’est un genre parfait pour le jeu de rôle, avec leur aspect dramatique et leur part belle faite à la romance, et surtout pour les PbtA qui ont en général besoin d’émuler un genre assez spécifique pour bien tourner.

Bref, gros coup de cœur. Son auteur a tout de même mis le temps pour le peaufiner ; il s’est écoulé quelques années depuis la sortie de l’ashcan. Mais ça valait le coup d’attendre !

8. La seule telenovela que je connaisse, c’est celle de Christine Gonzalez sur France Inter. Qu’est-ce que le jeu fait pour les gens comme moi qui n’ont pas les codes ? Et dis moi, comment le jeu s’y prend-il pour émuler la narration très particulière des telenovelas ?

Tu sais, je n’ai pas non plus les codes du genre, n’ayant regardé aucune telenovela ou presque. Mais en vrai, ce n’est pas gênant. Déjà, le jeu décortique le genre des telenovelas et explique sur plusieurs pages quels en sont les ressorts dramatiques. De nombreux conseils émaillent tout du long la lecture du jeu. Brandon Leon-Gambetta, l’auteur originel, fait un très bon boulot d’explication pédagogique.

D’autre part, le système de jeu fait le gros du travail pour émuler le genre et il suffit de se reposer là-dessus pour jouer une telenovela, sans même s’en rendre compte. À mon sens, les livrets de personnages parlent à tout le monde : même dans notre culture, on connaît ses archétypes et on les imagine sans peine. Ainsi, le protagoniste fougueux mais droit, c’est El Caballero. Le caïd aux méthodes discutables voire violentes, mais qui n’en est pas moins séduisant, c’est El Jefe. Le sosie d’un personnage, qui le jalouse et se fait passer pour lui, causant d’innombrables quiproquos, c’est El Gemello.

J’ajouterai mon petit conseil à moi : le plus important, c’est d’être sincère avec son personnage. De ne pas jouer une caricature. De ne pas prendre un accent. Du moment qu’on joue son personnage avec conviction, comme s’il existait, comme si ses rêves étaient la chose la plus importante au monde, comme si on désirait vraiment qu’il atteigne son objectif, on ne peut pas faire de faux pas.

Enfin, contrairement à la plupart des autres jeux propulsés par l’Apocalypse, on n’a pas de bonus de caractéristique avec laquelle faire les jets de dés. Ce sont des questions, qui interrogent la situation fictive, qui apportent ce bonus. Et elles reprennent parfaitement les codes du genre. Par exemple, on peut avoir une question qui demande « As-tu promis de te venger plus tôt ? ». Sans trop m’avancer, je pense qu’on visualise tous cette scène où on voit un personnage jurer à haute voix de se venger de l’affront qui lui a été fait. Dans Pasión de la Pasiones, ça tape parfaitement dans le canon du genre, et donc c’est mécaniquement récompensé ! Tout le jeu est composé de ce genre d’incitations positives, qui permettent très facilement de reproduire le genre qu’on vise à émuler. D’ailleurs, si on veut hacker le jeu, je pense qu’en modifiant ces questions, on peut aborder d’autres genres sans trop de peine.

9. Le jeu s’annonce chaud ! Mais qu’est ce qu’on joue, comme scénarios ? Dois-je vraiment déclarer ma flamme brûlante les yeux dans les yeux à mes partenaires de jeu ?

Si ça t’amuse de jouer cette scène, tu peux tout à fait le faire ! C’est même ça qui est amusant. Un peu comme dans Monsterhearts, le jeu insiste sur le fait qu’il faille jouer avec passion son personnage. Évidemment, tout le monde n’est pas forcément à l’aise pour déclarer sa flamme lors d’une partie de jeu de rôle, mais le jeu n’impose pas de le faire en interprétation pure. On peut jouer à la troisième personne, plutôt qu’à la première. On peut prendre une position de réalisateur, plutôt que d’acteur. Le jeu détaille une liste d’outils de sécurité émotionnelle ; peut-être que nous avons décidé que, bien que nous soyons dans une telenovela, il n’y aurait pas de scènes de romance trop explicites : aucun souci !

Mais partons sur l’idée que tout le monde est cool avec le fait que tu prennes les mains de ton ou ta partenaire de jeu et que tu lui fasses une grande déclaration passionnée. Tu joues, forcément, le livret d’El Caballero et en face de toi tu as, forcément, celui de La Belleza ; tout le monde (y compris les spectateurs et spectatrices de cette telenovela imaginaire) rêve de voir votre amour impossible se concrétiser. Autour de la table, on jurerait entendre les violons. Des étincelles brillent dans tes yeux. Les longs cheveux de La Belleza semblent danser, soulevés par un vent invisible. Je dirais que ça ressemble à une manœuvre de base (c’est-à-dire une action que tout le monde peut utiliser). Tu as l’air « d’exprimer ton amour avec passion ». Tu vas donc me jeter deux dés à six faces, ajouter un bonus qui dépend de trois questions (dans le cas présent : « est-ce que tu es habillé pour éblouir ? », « est-ce que la personne en face de toi pense que tu es célibataire ? », et comme tu joues El Caballero « est-ce que tu agis de manière franche et sans duplicité ? »), et on va voir où ça nous mène. Personnellement, si je suis MJ, j’espère certes voir votre amour s’épanouir comme tout le monde, mais une part de moi espère également que tu obtiennes un résultat de 6 ou moins sur les dés pour que j’amène un rebondissement dramatique à cette scène idyllique. Peut-être que le caïd avait envoyé des hommes capturer l’objet de ton désir, et ils surgissent à ce moment-là pour t’assommer, juuuuste avant que tu entendes sa réponse ? Et on coupe aussitôt la scène, comme si on basculait sur une page de publicité !

Le jeu fait certes la part belle aux telenovelas, mais ne s’y limite pas pour autant. En effet, le côté mélodramatique émulé par Pasión de la Pasiones se retrouve dans pas mal de genres très différents. Si on trouve dans le livre de base quelques contextes de jeu (on ne joue pas de scénarios, à proprement parler), c’est dans le supplément à venir que toute la richesse de ces possibilités est détaillée. Pour ma part, j’attends avec impatience le contexte à la X-Men, qui me fait tout de suite penser au triangle amoureux Wolverine-Cyclope-Jean Grey. Je peux d’ores et déjà annoncer que ce supplément aura droit à une VF.

Au passage, je ne sais pas encore sous quelle forme je le proposerai mais, pour ma part, en lisant le jeu, j’ai immédiatement songé à un cadre exploitant la matière de Bretagne ou le cycle arthurien, donc un contexte plus proche de nous, avec en son centre la relation Arthur-Guenièvre-Lancelot ou l’incestueux Mordred. À l’époque, ils n’avaient ni télévision ni telenovelas, mais ils avaient tout autant besoin que nous de raconter des mélodrames et d’imaginer des histoires d’amour compliquées !

10. Pour redevenir un peu plus terre à terre, tu as un planning prévisionnel et des dates de sorties de toutes ces merveilles ?

The Magus est sorti au mois de juillet, en PDF. L’impression à la demande est disponible depuis la rentrée.

https://khelren.itch.io/magus

https://www.lulu.com/fr/shop/khelren/magus/paperback/product-5rpvz7.html

Monster Care Squad est sorti au premier janvier. Il ne sortira qu’en PDF. Il sera disponible gratuitement. Par contre, si vous avez apprécié le jeu et que vous pouvez vous le permettre, une donation serait extrêmement appréciée. Vous pouvez notamment me payer un café via https://ko-fi.com/khelren. Merci d’avance !

https://khelren.itch.io/mcs

Pasión de la Pasiones devrait venir bientôt, probablement au cours du premier trimestre. La traduction du livre de base est pratiquement finie ; à présent, c’est la dernière ligne droite : il faut juste peaufiner et maquetter !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *