[Di6dent] Ciel, mon mari !

Note : et oui, ami lecteur, tout passe, tout lasse, tout casse. Même les périodes de deuil. Au sein de la Redac6on, on a à peu près fini de ruminer les regrets liés à l’interruption de la parution de notre mook, Di6dent. Il faut dire que cela fait maintenant bientôt deux ans qu’on a sagement (??) décidé de replier nos maigres forces sur le Fix pour permettre à l’esprit du mag’ de perdurer à travers nos interviews, coups de gueule, coups de cœur, etc. Il n’est pas si mal, finalement, ce webzine rôliste, hein ? Quand on y réfléchit bien, il ne manque que quelques articles de fonds pour en faire un véritable magazine en ligne. Une sorte de Di6dent 2.0, en somme. C’est dans ce but que nous avons décidé de faire de chaque vendredi un rendez-vous consacré à un article différent, plus long, plus écrit, plus orienté vers le jeu que vers l’actu du jeu. Une rubrique magazine. Et du coup, on lui a donné le nom de Di6dent à cette rubrique. Et toc. Dans un premier temps, nous allons surtout profiter de cette rubrique pour rendre disponibles, petit à petit, tous les articles de feu Di6dent qui nous semblent avoir conservé de l’intérêt malgré le passage du temps. Après… et bien on verra ! On continue ce vendredi avec une aide de jeu sur la vie de couple (si, c’est possible) signée de Julien Clément (qui ça ?) et François-Xavier Cuende (avec l’aide de la Rédac6on) publiée dans Di6dent #15 et évidemment reproduite ici avec l’autorisation des auteurs.

 

Ciel, mon mari !

Une aide jeu matrimoniale générique

Allez, c’est décidé : après trois campagnes passées à l’état de célibataire endurci, votre PJ préféré se décide enfin à se mettre en couple, que cela prenne la forme d’un mariage, d’une union libre ou de ce que vous voulez. Champagne ! Cela dit, partant du principe qu’il n’emmènera vraisemblablement pas son conjoint quand il repartira à l’aventure et qu’il y a également assez peu de chances pour que le MJ fasse du domicile conjugal le lieu-clef de sa nouvelle campagne, une question se pose légitimement : à quoi bon ?

Pour le meilleur et pour le pire

Laisser le compagnon ou la compagne des PJ dans l’ombre, le ou la réserver aux pures phases de gestion ou aux passionnants jets sur la table des « nouvelles naissances » est clairement regrettable. Quiconque a déjà été en couple stable sait à quel point cela peut être générateur de… euh… d’intrigues et de rebondissements. Voilà, disons-le ainsi.

Notre ambition est donc de vous donner ici quelques pistes pour faciliter l’intégration de l’époux ou de l’épouse d’un ou de plusieurs PJ en cours de partie. La forme que nous avons retenue est celle d’un mini (mais alors vraiment mini) sous-système que vous pourrez adapter en un clin d’œil à votre propre jeu.

Même si le sous-système est quasiment transparent, il s’ajoute probablement aux dizaines d’autres systèmes, règles maisons et autres trop bonnes idées pillées dans d’autres jeux ou piochées dans un blog à la mode. Alors, n’en abusez pas. Ne forcez en aucun cas un PJ en couple à s’en servir et assurez-vous que tous, même volontaires, ne l’utilisent pas en même temps. Ou alors c’est que vous jouez à Desperate Housewives RPG.

Pour commencer, matérialisez le conjoint en question à l’aide d’une sorte de carte double face : une fiche bristol, un simple post-it ou, mieux, si votre budget d’effets spéciaux n’a pas de limite, un double portrait (photo, dessin, peinture d’époque…). La seule chose importante est que vous indiquiez de manière claire qu’il y a une face positive (par exemple : une photo de mariage où tout le monde sourit) et une négative (comme de la vaisselle brisée ou votre valise sur le palier).

Au départ, tout va bien, le joueur qui utilise notre petit système pose devant lui la carte du conjoint, face positive visible. Le PJ ne voit que les côtés positifs de cette union et peut donc espérer recevoir un avantage grâce à cette relation harmonieuse. Techniquement, le joueur a accès à la liste « Ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants » (voir ci-dessous). Quand il veut obtenir un de ces avantages, il le dit au MJ. Celui-ci doit l’accepter, soit immédiatement, soit avec un délai si l’obtention de cet avantage lui pose problème dans le contexte du moment. Une fois l’avantage obtenu, le joueur retourne la carte côté négatif visible. Hum. Des nuées s’amoncellent au-dessus de cette belle union.

Si le joueur veut pouvoir retourner la carte sur le côté positif et donc être en mesure de bénéficier à nouveau, ultérieurement, d’un avantage, il devra prendre sur lui pour amener dans le jeu un des éléments de la liste « Mes amours, mes emmerdes » (toujours ci-dessous). Une fois ceci fait, il peut donc retourner la carte et envisager à nouveau les côtés positifs du couple. Là non plus, le MJ ne peut s’opposer au choix du joueur ; cependant, il peut différer l’application du « désavantage » afin de ne pas laisser les histoires de couple prendre le pas sur quelque chose qu’il juge plus urgent.

Bénéficier d’un nouvel avantage alors même que la carte du conjoint est du côté négatif reste possible. Toutefois, tirer sur la corde a un prix. S’il prend cette décision, il a le droit de choisir un nouvel avantage dans la liste « Ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants » ; mais ceci fait, il donne la carte du conjoint au MJ, entre les mains duquel il remet entièrement ce personnage. Le MJ est invité à le réintroduire dans l’intrigue quand il le jugera bon, obligatoirement pour créer une grosse complication dans la vie du PJ ou même du groupe. Pour cela, il s’inspirera par exemple de la liste « Les liaisons dangereuses » (si je vous dis qu’elle est ci-dessous, vous me croyez ?), mais ne doit pas hésiter à la dépasser pour créer un événement parfaitement adapté au contexte de la partie en cours. S’il ne voit pas d’opportunité dans l’immédiat, il garde néanmoins la carte : le PJ ne retrouvera l’usage du système qu’une fois que le PNJ conjoint aura été effectivement utilisé par le MJ. Quand cela arrive, celui-ci rend la carte au joueur qui la pose, à nouveau, face positive visible.

Et ainsi de suite.

Ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants

Voici quelques exemples d’avantages que le PJ peut espérer obtenir de son conjoint. Dans tout ce qui suit, il faut prendre « le PJ » et « le conjoint » comme des expressions désignant indifféremment un homme ou une femme.

Le dernier rempart

Le conjoint est la personne sur laquelle le PJ peut s’appuyer dans ses moments de doute. Toutefois, le conjoint n’a pas de compétences particulières que le PJ peut mobiliser pour l’aider dans ses « aventures » ; il s’agit d’un soutien moral dont la portée est à ajuster selon les règles du jeu pratiqué (gain de points de moral, disparition d’un malus quelconque, possibilité de retenter un jet, etc.).

Inspi : The Untouchables / Les incorruptibles (1987), de Brian de Palma. Elliott Ness bénéficie du soutien de son épouse Catherine.

Un mariage fructueux

Le conjoint représente des ressources auxquelles le PJ peut recourir ponctuellement : la famille du conjoint est puissante dans un domaine en particulier : relations politiques, finances, famille mafieuse, etc. La ressource peut n’être précisée que lors de la première intervention de cet avantage ; elle est alors fixée une fois pour toutes.

Inspi : en 1533, François Ier marie son fils Henri à Catherine de Médicis. L’héritière orpheline de la famille florentine, dotée par le Pape, est tellement riche qu’on l’appelle « la Banquière ».

Favori(te)

Le pouvoir de séduction du conjoint ne se limite pas au PJ. Depuis peu, il est rentré dans les bonnes grâces d’un PNJ puissant – un roi, un grand noble, un homme d’affaires richissime… – , et cela donne accès au PJ à de nouvelles possibilités (secrets, argent, contacts, etc.).

Inspi : Eleanore de Clare, d’abord ingénue, devient une redoutable politique : elle profite de la faveur royale à son mari Hugues Despenser par le roi d’Angleterre Edouard III dont il était l’amant, pour agrandir ses fiefs et fonder, à la fin de sa vie, la lignée des Warwick. Susan Higginbotham en a fait le personnage central de son roman The Traitor’s wife: A Novel of the Reign of Edward II.

« Ma femme me dit toujours… » :

Le conjoint est omniprésent dans les paroles du PJ. Que ce soit pour s’en plaindre ou rapporter ses bons conseils jusqu’à plus soif, le PJ a, à tout instant, une foule d’anecdotes pittoresques à raconter à travers lui. Grâce à cela, le PJ peut prétendre à des bonus pour des jets de « baratin », pour se rendre sympathique, endormir la méfiance, etc.

Inspi : Columbo (1968-2003), de Richard Levinson et William Link. L’épouse du lieutenant Columbo n’apparaît en chair et en os dans aucun des 68 épisodes, et pourtant elle est très présente, dans les mots de son mari comme dans ceux d’autres personnages.

S’il devait n’en rester qu’un(e)

Qu’il agisse par amour, habitude ou obligation sociale, le conjoint est et sera toujours là pour le PJ. Quelles que soient les circonstances. C’est le PNJ qui ne peut rien refuser au PJ, même si les risques encourus sont immenses.

Inspi : le 26 mai 1986, Michel Vaujour, détenu à la Santé (Paris), s’évade grâce à un hélicoptère piloté par son épouse. Arrêtée quatre mois après, cette dernière est condamnée à 2 ans de prison.

En son nom

Le conjoint représente l’amour, le foyer ou la famille. En tout cas, cette relation a une grande valeur pour le PJ, qui est prêt à se surpasser quand il pense que ce qu’il fait ou subit pourra être utile directement ou indirectement à son conjoint.

Mes amours, mes emmerdes

Quand vient le temps de mettre en scène les (pas si) menus inconvénients du mariage, vous pouvez piocher dans cette liste.

Les affaires sont les affaires

Certes, la famille du conjoint a pu être jadis sollicitée pour tirer le PJ d’affaire ou faciliter son ascension. Mais, maintenant, il faut payer. Le PJ est donc officiellement le débiteur de sa belle-famille (remboursement, retour de service, etc.). Et Belle-Maman est très, très dure en affaires.

Inspi : dans les Poisons de la Couronne (1956), troisième tome des Rois Maudits de Maurice Druon, Mahaut d’Artois libère par le poison le trône de France pour son gendre, Philippe Le Long. Elle attend, en échange, que celui-ci fasse intervenir l’armée royale en Artois, ce que le nouveau roi refuse avant qu’elle ne l’interpelle « Et d’avoir expédié ton frère outre, ce n’est donc rien ? ». Philippe finit par accepter et rompt le traité de paix avec les barons d’Artois.

Amours contrariées

Le PJ et son conjoint s’aiment d’un amour sincère mais, hélas, cette union a été faite en dépit des oppositions de leurs familles respectives. Or, celles-ci ne manquent pas une occasion de leur mettre des bâtons dans les roues.

Inspi : Romeo and Juliet (début des années 1590), de William Shakespeare, bien sûr. Mais aussi les Soprano (série de David Chase, 1999-2007) : Mary, la mère de Carmela Soprano ne cesse de rappeler à sa fille quel destin heureux et paisible elle aurait suivi si elle avait épousé un autre homme qu’un mafieux, dont elle le pousse à divorcer ; dans l’autre sens, Livia, la mère de Tony, ne parle jamais de sa bru à son fils autrement que par l’expression « ta femme ».

Qui porte la culotte ?

Le PJ semble fort et sûr de lui en apparence mais, dans les faits, c’est sa moitié qui tirent les ficelles en coulisses, possèdent le savoir-faire, les relations, etc. Or, le moment est venu de devoir le reconnaître publiquement. Au moins cette fois-ci.

Inspi : The Pillars of The Earth / Les piliers de la Terre (1989), roman de Ken Follett adapté en série télévisée (2010). Chez les Hamley, Lady Regan est le cerveau – amoral et totalement déterminé – qui manque à son mari et à son fils.

Question de priorité

Le conjoint représente une fragilité dans le dos du PJ. Il sait, par exemple, que ses adversaires peuvent s’en prendre à sa moitié, qui est moins « protégé(e) » que lui (chantage, enlèvement, etc.). Cela lui crée des angoisses qui, ponctuellement, l’empêchent de trouver le sommeil, de se concentrer sur une tâche, etc.

Inspi : Dans Le Parrain II de Francis Ford Coppola (1974), Michael Corleone, dont la première épouse a été tuée par ses rivaux, s’éloigne de plus en plus de sa famille et de Kay, son épouse, devenant de plus en plus inhumain.

Poussée de fièvre

Le PJ rencontre une personne qui le trouble. Il doute de ses sentiments, tombe peut-être amoureux, a peut-être même une liaison. En tout cas, cette tocade porte tort à son conjoint qui l’a devinée ou apprise d’une façon ou d’une autre.

Inspi : 52 Pick-Up / Paiement cash (1986), de John Frankenheimer. Un entrepreneur, surpris avec sa jeune maîtresse, fait l’objet un chantage qui pourrait torpiller la campagne électorale de son épouse qui brigue un poste municipal.

Sacrifice amoureux

Le conjoint du PJ est une personne de nature différente de la sienne. Pour continuer d’entretenir cette relation, il doit définitivement ou régulièrement renoncer à quelque chose.

Inspi : Edward VII d’Angleterre abdique pour vivre sa vie avec la roturière et divorcée Wally Simpson.

Secrets intimes

Le conjoint n’est pas la personne qu’il prétend être et le PJ le sait. Il est le complice de cette usurpation d’identité, par exemple pour cacher une personne menacée (par un gouvernement, par une mafia, etc.). Cette situation risque à tout moment d’entraîner des tensions, voire des gaffes.

De la friture sur la ligne

Le PJ aime son conjoint, mais le couple traverse une passe difficile. Il passe des heures au téléphone, il s’inquiète, il pense à autre chose, il est insomniaque, il pleure la nuit… Bref, il peine à se concentrer sur l’aventure.

Ça prête à confusion

Le conjoint, confondu avec une autre personne à laquelle elle ressemble comme deux gouttes d’eau, est embringuée dans des ennuis dont le PJ se retrouve obligé de la tirer.

Inspi : dans Raiders of the Nile / Les pilleurs du Nil (2015) de Steven Saylor, Bethesda est enlevée par des brigands, qui l’ont confondue avec son presque-sosie, la maîtresse d’un « parrain » local. Gordianus doit se mêler à la troupe des brigands pour sauver Bethesda, avant que les ravisseurs ne se rendent compte de leur erreur et ne tuent la jeune femme.

Les liaisons dangereuses

Cette liste est là pour donner des idées non exhaustives de gros, gros problèmes que le conjoint ou la relation avec celui-ci pourrait causer au PJ.

Le vent tourne

Le PJ et son conjoint se sont unis pour des raisons politiques, familiales, matérielles, ou autres. Par exemple, un PJ noble désargenté épouse une roturière riche héritière. Mais, le contexte qui a présidé à cette union vient de s’effondrer subitement : coup d’état, faillite, naissance d’un héritier, etc. Des masques vont tomber.

Inspi : dans Barry Lindon, roman de Willima Thackeray (1844), la mort accidentelle de son fils et héritier ruine le mariage de Barry. En effet, Lord Bullingdon, son beau-fils qui le déteste, devient l’héritier. Il orchestre alors avec Lady Lindon la ruine de son beau-père qui devient alcoolique et perd peu à peu le contrôle de sa vie.

La vengeance d’un(e) blond(e)

Le conjoint décide de se venger une fois pour toutes des frasques du PJ. Et ce que celles-ci soient réelles ou supposées.

Inspi : Presumed Innocent / Présumé innocent (1990) d’Alan J. Pakula. Une femme trompée tue la maîtresse de son mari et laisse son mari être accusé du meurtre.

Le maillon faible

Les ennemis du PJ ont décidé de le frapper sur son point faible : son conjoint. Celui-ci est donc enlevé, séquestré, menacé… Voire purement et simplement assassiné.

Inspi : Oil on Water : A Novel / Du pétrole sur l’eau (2010), de Helon Habila. Au Nigeria, l’épouse d’un magnat britannique du pétrole est enlevée par des activistes.

Pas la bonne personne

Comme dans « Poussée de fièvre » (voir la liste précédente), le PJ connaît un trouble dans ses sentiments. Mais là, l’objet de son émoi se trouve, en outre, être une personne du « camp d’en face ». Le conjoint vit cela comme une double trahison et entend bien le faire savoir.

Un coup de poignard dans le dos

Le conjoint entretient une relation avec une personne qui travaille pour le « camp » opposé à celui du PJ : une armée ennemie, un clan rival, une entreprise concurrente, etc. Le PJ l’apprend au cours de l’une de ses enquêtes.

Inspi : Tinker Tailor Soldier Spy / La taupe (1974), de John Le Carré. L’épouse d’un des hauts dirigeants du MI6 est la maîtresse d’une taupe infiltrée au plus haut niveau de ce service de renseignement.

Un roi, c’est plus fort que toi

Le conjoint du PJ devient – par penchant personnel ou en « service commandé » – l’amant ou la maîtresse d’un puissant personnage. Le PJ n’a plus d’autres choix que de s’effacer.

Inspi : la comtesse de Castiglione, au service du roi Victor-Emmanuel II de Sardaigne, devient la maîtresse de Napoléon III (1856-1859). Son mari, ruiné par les dépenses de l’épouse volage, voit sa réputation mise à mal par cet adultère public et se sépare de la comtesse avant de rentrer en Italie.

L’inconnu(e) dans la maison

Le conjoint n’est pas la personne qu’il prétend être et le PJ ne le sait pas. Le conjoint veut se venger d’un tort que la famille du PJ a fait à sa famille ; il garde le secret sur son passé pour ne pas donner d’indications sur son projet de vengeance.

Inspi : Murdoch Mysteries / Les enquêtes de Murdoch, épisode Downstairs, Upstairs / Maîtres et Domestiques (2011, saison 4, épisode 4). Le riche Percival Jenkins est assassiné par quelqu’un de sa maisonnée, qui avait des comptes à régler avec cet homme à la morale domestique à géométrie variable.

Trop d’amour

Le conjoint est d’une fidélité et d’un dévouement si extrêmes qu’il ne peut rester inactif face au danger qui guette le PJ. Hélas, ses décisions sont aussi insensées que maladroites et leurs conséquences seront des plus néfastes pour le PJ.

Inspi : le 16 mars 1914, Henriette Caillaux assassine de 6 balles de revolver à bout portant Gaston Calmette, le directeur du Figaro, qui menait une campagne calomnieuse contre son mari, le ministre des Finances de l’époque. Éclaboussé par le scandale, Joseph Caillaux doit démissionner.

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Annexe : agence matrimoniale

Que ce soit dans le cadre de notre aide de jeu ou, plus largement, pour improviser autour du conjoint d’un des PJ, vous aurez peut-être besoin de quelques béquilles capables de vous donner l’inspiration en matière de relation entre conjoints. Vous pouvez alors jeter quelques dés sur la table ci-dessous (par exemple, 1D6 pour chacune des 5 colonnes). Attention, toutefois, il faut prendre les résultats comme des indications à partir desquelles broder : les propositions ne sont pas forcément toutes compatibles entre elles, ni même compatibles avec les avantages et complications fournis dans nos listes.

Table aléatoire pour générer un(e) conjoint(e)

1

2

3

4

5

la rencontre

le conjoint

le comportement social du conjoint

la relation entre les conjoints

la belle-famille

1

ex-meilleur(e) ami(e)

fidélité incarnée

discret

passionnée

suspicieuse

2

collègue

volage

exubérant

perverse

envahissante

3

coup de foudre improbable

panier percé

provocant

meilleurs amis

absente

4

amis d’enfance

mélancolique

transparent

conflictuelle

nombreuse

5

présentés par leurs familles

porte-poisse

faire-valoir

distante

hostile

6

longue cour

soutien inestimable

repoussoir

familiale

dévouée

Une pensée sur “[Di6dent] Ciel, mon mari !

  • 9 août 2019 à 22:36
    Permalink

    C’est une petite merveille, cet article. Le « sous-système » est d’une simplicité enfantine, il peut s’utiliser très facilement dans n’importe quel jeu et les tables proposées suffisent à ménager de très nombreuses possibilités. Tout cela fournit des outils bienvenus pour mettre en relief un aspect de la vie des PJ souvent sous exploité. Merci pour cette aide de jeu terriblement inspirante !

     

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