Les Deadcrows vous draguent ouvertement

Devinette : comment on drague un(e) rôliste ?

Réponse : avec des dragons et des donjons, pardi !

Du coup, les petits malins de chez Studio Deadcrows ont décidé d’en coller partout dans leurs projets 2021. Pour les donjons, on a déjà vu ça à travers le projet Donjons & Chatons dont nous vous proposions tantôt l’interview de l’équipe.

Du coup, il manquait les dragons. Mince. Alors, qu’à ce la ne tienne, l’équipe du Studio a mis à son planning la VF d’un jeu qui avait totalement échappé à nos radars : Dragons Conquer America. En même temps, radars et DCA, ça fait sens. Ahem. Bref : interview des responsables de la gamme, à savoir Morganne Munns et un certain Batronoban (qui ça ?).

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1. Un jeu qui s’abrège en DCA, ça va faire un carton (uh, uh, uh). C’est pour ça que ça intéresse les Deadcrows ?

Morgane : Pour filer la métaphore, je dirais que chez Deadcrows, on aime les jeux « canons ». Plus sérieusement, à titre personnel, j’ai toujours été fascinée par les cultures mésoaméricaines et j’ai suivi avec impatience le développement de DCA. C’est avec une joie immense qu’on s’attaque à cette pépite, qui trouvera une place de choix parmi nos gammes déjà bien axées sur la diversité culturelle (Venzia, Capharnaum…).

2. J’ai vu qu’il y avait Eric Dubourg dans l’équipe. Eric, il aime l’Histoire. Il n’a pas fait une attaque quand il a lu le pitch ?

Batro : Eric avait en tête un projet purement historique de son côté, et quand on lui a proposé de participer à DCA, il a dit oui direct, j’en déduis que son petit cœur de geek a survécu !

3. Plus sérieusement (si, je sais faire), pour moi, la conquête de l’Amérique par les Conquistadors, c’est une des plus fascinantes et des plus dramatiques aventures humaines qui soit. Pourquoi Diable avoir besoin de me foutre des dragons là-dedans ?

Morgane : C’est une question que peuvent se poser beaucoup de gens de la génération Mystérieuses Cités d’Or ! Tu te souviens des derniers épisodes avec les Olmèques et les stations de combat nucléaires ? Pourtant, la série avait une dimension historique, voire documentaire à la fin de chaque épisode. Pour moi, Histoire et fiction ne sont pas incompatibles, bien au contraire. Alors rassure-toi, c’est bien plus maîtrisé dans DCA ! Le jeu prend le parti de traiter le sujet avec un grand sérieux sur le plan historique, tout en rendant hommage aux différentes cultures natives. Les auteurs ont enrichi ces bases solides avec des éléments plus « fantasy », dont les dragons sont une figure emblématique. On peut les voir comme une sorte de personnification du choc culturel qui a eu lieu. En tout cas, ça permet d’offrir un cadre de jeu pour tous et toutes, qu’on soit féru d’histoire ou de magie ! A charge aux MJ de doser en fonction des envies de jeu de leur tablée.

4. Mouais, pourquoi pas. Mais, du coup, les dragons, ils sont pour les Amérindiens ou pour les Conquistadors ? Je ne suis pas sûr d’avoir compris.

Batro : il existe des dragons « traditionnels » chez les Espagnols, avec des nonnes chevaucheuses de dragons chrétiens, et chez les natifs, on trouve des créatures semblables à Quetzacoatl, des serpents à plumes qui font partie intégrante de la religion aztèque.

5. C’est de la traduction mais, en fait, Batro, a été embauché pour faire de la créa. C’est quoi cette histoire ?

Morgane : Au Studio, lorsqu’on fait de la traduction, on a toujours à cœur de proposer de la création française pour permettre à nos auteurs et MJ de s’approprier et faire vivre ces univers. Nous avons l’Amas de Corvus sur Mindjammer, les Enfants de la Flamme pour RuneQuest, De Foi et de Chair pour Awaken… Sur DCA, les auteurs du jeu nous ont fait confiance pour développer du matériel inédit, et avec Batro à la barre, ça promet des moments épiques !

6. Ah, je vois, tu vas faire comme avec Colonial Gothic : juste garder le titre et tout changer derrière, c’est ça ?

Batro : non, c’est au contraire très fidèle à la VO. Concernant la campagne inédite en VF, nous complétons ce qui manque, c’est-à-dire la conquête de Cortès, qui se déroule après les scénarios publiés à l’origine. Nous sommes en lien étroit avec l’éditeur Burning Games pour concevoir la trame. L’éditeur est hyper content des ajouts VF que nous envisageons.

7. Une campagne dans laquelle on joue à la fois des Amérindiens et des Conquistadors, ça va être un peu chaud à écrire, non ?

Batro : c’est un challenge. Avec David et Eric nous réfléchissons comment rendre ça non linéaire, et intéressant à jouer pour les deux factions. La campagne VF proposera justement une équipe mixte, ce qui changera des autres campagnes VO qui proposent soit l’un, soit l’autre camp.

8. Un mot sur le système de jeu. Il est à base de cartes à jouer classiques. C’est marrant, ça ne m’évoque pas spontanément l’univers précolombien, ça. Pourquoi des cartes, alors ?

Morgane : On avait pensé proposer des osselets humains, mais on s’est dit que la logistique serait compliquée ! Non, en vrai le système proposé a déjà fait ses preuves sur Faith, le précédent JdR de Burning Games. Il a un côté tactique et il est bien rodé.

9. C’est toute une gamme ou bien avec le livre de base et la campagne on a fait le tour du truc ?

Morgane : A ce jour, la gamme VO se compose du livre de base, de l’écran et de deux campagnes permettant de jouer dans un camp ou dans l’autre.

Une pensée sur “Les Deadcrows vous draguent ouvertement

  • 16 février 2021 à 14:47
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    J’ai un sentiment ambivalent sur ce projet. Le curseur va être difficile à placer je pense, à la fois délire ultime de geek et sujet historique sérieux.
    En tout cas ça attise ma curiosité…

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