Fate enfin jouer à Eclipse Phase

Parmi les jeux généreusement « libérés » (ou délivréééééés ?) par la Caravelle de 500 NDG, il y en a un qui nous semble tout particulièrement mériter un bon coup de projecteur : Eclipse Phase Fate.

Déjà, il ne s’agit pas cette fois-ci d’un fichier brut mis en forme sous LaTeX mais d’un bel et bon PDF plein de couleurs. Il faut en effet se rappeler que la version originelle de EP était délivrée sous licence libre grâce à la conviction des auteurs dans l’intérêt de la diffusion libre des informations (ils doivent être nés un lundi…). Du coup, des illustrations mais aussi le gabarit de mise en page, les logos et des morceaux de texte se retrouvent dans cet ouvrage aussi. Un « vrai » jeu dont il ne manque – pour le moment – qu’une version imprimable à la demande à prix coûtant.

Surtout, cette version de EP vient enfin apporter une solution à ceux, nombreux, qui doutaient du système de jeu original du jeu transhumaniste. Un système pas… euh… mauvais mais pas non plus un système… comment dire ? … enthousiasmant. Des caracs, des compétences, des pourcentages, un bon vieux D100… le gameplay qui ressortait de ce vieux dispositif laissait plus l’impression de jouer une histoire de maison hantée héritée de cousin Georges en Nouvelle-Angleterre plus qu’une virée dans les communautés génétiquement modifiées de la Ceinture extérieure, quoi.

Fate n’est pas forcément le système ultime. Il n’est d’ailleurs plus si récent non plus. Mais il faut admettre qu’un faisceau d’indices permet de supposer qu’il est plutôt une bonne idée pour gérer du spatial spécial comme celui de EP. C’est ainsi notamment le choix fait par les auteurs de Mindjammer qui est, tout de même, plutôt sur le même créneau. Ainsi, on peut penser que l’aspect protéiforme des Aspects (des morceaux de phrase qui peuvent représenter tout et n’importe quoi de votre personnage : un talent, un contact, un équipement, etc.) permet de gagner de la souplesse dans des jeux où il faut pouvoir évoquer tout l’attirail technologique qui fait le charme de l’anticipation hard science.

Au final, en à peine 180 pages, Transhumanity’s Fate (de son petit nom VO) redonne sacrément envie de se replonger dans ces gros bouquins de la gamme Eclipse Phase. Et ça tombe bien car si, après une petite déception, vous vous étiez détourné de la gamme VF, il est à noter que BBE, après avoir longtemps soutenu son jeu du bout des lèvres (plus de deux ans entre le livre de base et le 1er supplément…), s’est très joliment repris et continue de traduire la gamme, désormais conséquente. Ainsi, le supplément Transhumain est sorti depuis quelques mois et, désormais, c’est l’indispensable Firewall (pour transformer le fatras qu’est l’univers d’EP en jeu « à missions » beaucoup plus accessible) qui est attendu pour les prochains mois.

Alors, tout le monde est content, non ?

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